INTRODUCTION LXXI
romaine. C'est au contact de cet érudit, dans le commerce el les conversations qu’il avait eu occasion d'avoir avec lui, que Pierre Fauveau, de Nouaillé, avait puiséses talents pour la composition de ses pièces de théâtre et pour ses poésies. Tous deux étaient d'ailleurs liés avec du Bellay, . qui était venu à Poitiers étudier la jurisprudence, et avec Salmon Macrin, de Loudun.
La liste serait longue s’il fallait mentionner ici tous les élèves qui furent formés dans les différentes écoles de Poitiers et qui se distinguèrent plus tard soit dans l’église, soit dans la magistrature, soit dans le barreau, soit enfin dans les lettres.
Pour nous borner au xvi° siècle, nous citerons : Jean Imbert; Jean Bouchet, auteur des Annales d'Aquitaine et : Charles Mourain, Maisonnier, Nicolas Théveneau, Pierre Umeau, François Le Breton, Guillaume de Lavau, Anselme Isambert, Eguinard Baron, Claude Mangot, Francois de la Porte, Mathurin Reys, Jean Milon, Jean Faulcon, Jacques Barraud, Julien Collardeau, Adam de Blacvod, Jean Constant, Guillaume Aubert, Florent Bouchorst, venu tout exprès d'Allemagne, et qui est l’auteur d'un petit poème latin inspiré par les malheurs inouiïs et les afflictions sans
jurisconsulte ; Pierre Rat, maire de Poitiers
nombre qu'avait éprouvés la ville de Poitiers en 1562 lorsque les protestants s'en furent emparés ; François Viette, l’habile géomètre fontenaisien qui, le premier, fit de l’algèbre une science purement symbolique ; sans oublier Nicolas Rapin, l’un des spirituels rédacteurs de cet ingénieux pamphlet qui s'appelle la Satire Ménippée ; et surtout le grand philosophe François Bacon, qui étudia à