‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 58 sur 236 · INTRODUCTION LXXIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION LXXIII

du Printemps, dans le genre du Décaméron de Boccace : Guillaume Aubert, le traducteur du 12° volume d'Amadis de Gaule ; Jean d'Authon, abbé d’Angle, qui mérita le titre d'historiographe de Louis XII, dont il écrivit l’his-

toire ; Antoine Macault, traducteur des Apophthegmes des Anciens et des trois premiers livres de Diodore de Sicile ; Pierre Brisson, qui décrivit les premières hostilités qui éclatèrent dans le Poitou, l'Aunis, la Saintonge et l’Angoumois; Lancelot du Voësin, ou laPopelinière, un de nos bons historiens. On trouve dans son Histoire des troubles de la Guienne et du Poitou une bonne relation du siège de Poitiers ; Antoine de Nervèze, qui fut lié d'une étroite amitié avec Scévole de Sainte-Marthe, Desportes et Bertaut. Il écrivit le Discours funèbre sur le trépas du roi Henri IV, « niaiserie », dit, il est vrai, un contemporain, l'Estoile, qui se vendait deux sols sur les quais de Paris ; Jean Salmon Macrin, poète latin estimé, l’ami et le contemporain de Scévole de Sainte-Marthe; Pierre Sauterre, qui mit en musique les CL psaumes de David, et cela dans un temps où l’art de la composition était presque inconnu ; Michel Lambert, mort maître de musique de la chambre du roi, et qui est regardé avec justice comme l'inventeur du chant français ; et comme couronnement à cette pléïiade d'hommes illustres, Joachim du Bellay, le poète aimé de Ronsard, et Brantôme, le piquant auteur de Mémoires et de Biographies restés célèbres.

Il eût manqué quelque chose à la gloire du Poitou, s’il n'avait eu, lui aussi, des femmes célèbres à opposer à celles des autres provinces. Parmi les femmes lettrées de cette époque, trois surtout méritent une mention particulière : Madeleine Barbezières, plus connue sous le nom de M'°de Chemerault,etles dames Desroches, lamèreet la fille.

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