Archives Départementales, D
bre des leurs qui conviendroit au bien public dans ledit collège » ?,
Tandis que les députés du Corps de Ville prenaient ainsi toutes les mesures afin d’avoir un emplacement convenable pour bâtir un beau collège à la Compagnie, une délibération du mois et cent fut faite, le 14 octobre 1604, à l'effet de désigner le collège du Puygarreau et en cas de besoin celui de Sainte- Marthe pour y loger les Jésuites ?. Ce dernier tombait en ruine. Le patron etle principal, comme de concert, en vendaient jusqu'aux matériaux. L’occasion d'avoir cet emplacement parut favorable au maire et aux échevins. C'était un édifice
. public dont par conséquent ils devaient prendre soin. Pour venir à bout de leur dessein en remplissant toute justice, ils firent assigner le patron, le principal et le syndic du collège : les deux premiers, pour qu'ils eussent à rétablir les bâtiments et dépendances, et le receveur afin qu'il eût à rendre ses comptes. Cependant l’on saisit les revenus et la métairie de Sainte-Marthe *, et les rentes qui dépendaient du collège “.
Ces poursuites n’eurent pas tout l'effet qu'on s'était proposé. Le principal parut abandonner la partie. Mais le patron, quoique hors d'état de faire les réparations, soutenait pourtant son droit. L'affaire traîna en longueur : la transaction du 26 juillet 1605 y mit fin.
En attendant, le Conseil des échevins ne crut mieux faire que,de prier le seigneur de Puygarreau de vouloir bien recevoir, provisoirement et moyennant indemnité, les Jésuites dans son collège, qui était abandonné. Mais le seigneur de Puygarreau, qui était huguenot, poussé par ses coreligionnaires, ferma les portes de sa maison etopposaun refus formel lorsque l’échevin Louis de Sainte-Marthe, lieutenant général, s’y présenta (13 septembre 1604). L'échevinage eut alors recours à l'autorité royale (9 novembre). En même temps il traita avec Couillaud, principal du collège de Montanaris, qui s’en-