‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 87 sur 236 · Archives Départementales, D · texte numérisé non relu

Archives Départementales, D

muniquer intérieurement l'antique chapelle de Sainte-Marthe avec la nouvelle église des Jésuites.

Par contrat du 1er août de la même année 1607, par-devant M° Fanneau, notaire à Poitiers, M. Izaac Veyron, procureur, et sa femme Marie Charrier, vendaient au P. Jacques de Moussy, recteur du collège, au prix de 2.730 livres payées comptant et provenant de la vente du collège de Montanaris, leur maison joignant, du côté de l'occident, l’ancienne chapelle du collège de Sainte-Marthe qui était où se trouve à présent la porte principale du Lycée. La maison Veyron devait être, sur un plan un peu reculé, entre cette chapelle et la maison Herbert,

Du côté de la rue de Paille (car, d'après Le plan des Jésuites, le nouveau collège devait englober tous les terrains et maisons compris entre les rues du Collège et de la Celle d'un côté ; de ’autre, entre la petite rue Sainte-Catherine, la rue de Paille et l’étroit emplacement ! alors peu agréable, qui se trouvait devant l'hôtel d'Evreux ou des Vreux ?), à l’extrémité du grand corps de logis qui va actuellement du nord au sud, derrière l’église, les Jésuites acquirent, par contrat du 23 mars 1608, reçu par M° Fanneau, une maison de Méry et Jean Thevin, bouchers, et de Samuel Audebert, pour la somme de 530 livres payée comptant.

Par autre contrat, recu par le même le 5 avril 1608, le P. de Moussy acquitune autre maison contiguë à celle ci-dessus de Pierre Thevin, pour 900 livres qui furent aussitôt payées.

Enfin en 4610, les Jésuites achetaient une dernière maison, sise en face de celles de Gadiffar et des Thevin, pour la somme de 250 livres, prix de l’adjudication faite des lieux qui avaient été saisis par René de Laleu sur François Moreau, Anne Sayre sa femme, et autres. Cette somme fut payée comme il paraît par le décret d’adjudication du 17 mai de la même année. ;

Les Jésuites se sentaient autorisés à dépenser sans compter. Henri IV ne venait-il pas de mettre le comble à son affection pour les « bons Pères » en adressant, le 13 juin 1609, un an

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