‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 9 sur 236 · XXII AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

XXII AVERTISSEMENT

Des diverses régions de la France et mème de PEurope affluaient à Poitiers des écoliers avides de puiser la science à cette source intarissable. Cette jeunesse était bien un peu turbulente parfois; mais alors, comme aujourd’hui, elle était l'espoir, l'avenir du pays.

Ceci une fois posé, nous avons introduit les Jésuites dans cette province du Poitou qu'ils menaçaient sans cesse d’envahir. Nous avons entrepris alors, dans la première partie de cet ouvrage, de retracer les commencements du collège de Sainte-Marthe, que la Société de Jésus n'obtint qu'après une longue et vive résistance, tant du Corps de Ville que du Clergé et des habitants de Poitiers. Nous avons fait voir les progrès de cette Société qui, reçue avec défiance, mais comblée des privilèges des papes, de la protection des rois, de la faveur des grands, parvint peu à peu, brisant tous les obstacles, à l’accaparement de l’enseignement public, à la domination tant spirituelle que temporelle, au point de devenir la corporation la plus riche et la plus puissante de la Province.

La seconde partie est uniquement consacrée à l’administration intérieure du collège et à l'organisation de l’enseignement qu y donnèrent les Pères de la Compagnie de Jésus. Aussi médiocres administrateurs qu’inhabiles et imprudents manieurs de fonds, les Jésuites n’obtinrent guère plus de succès soit comme prédicateurs, soit comme missionnaires, controversistes ou même éducateurs. Toute leur science consistait à approprier leur enseignement aux nécessités du moment, aux exigences, non des programmes, mais des familles. Hommes pratiques avant tout, ils n'avaient qu'un but : Rendre la vertu facile et le savoir brillant, ou donner un vernis d'éducation.

Cependant le plus grand ennemi des Jésuites, et le plus tenace, était l’Université, À notre récit se trouvera donc

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