‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 94 sur 236 · Archives Départementales, D · texte numérisé non relu

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3.-Le P. Jean de la Renaudie, qui avait été le premier recteur du collège de Poitiers, alla aussi inaugurer le collège de Pau en 1623.

quête particulière, qui lui rapporta 3.130! 17° 34 Il reçut d’aumônes diverses 529 livres. De plus, par testament du 18 décembre, M. Barbier de Châteauvieux donna au collège la somme de 1.500 livres à la charge d’un service annuel.

Sous le rectorat du P. de Moussy, les travaux de l’église furent poussés très activement. En 1613, il ne restait plus à faire que les voûtes : le 9 août de cette année, Gaucher de Sainte-Marthe, président et trésorier général de France en Poitou et lieutenant de la généralité de Monseigneur le duc de Sully, fit mandement à M° Louis Arnaud, notaire et secrétaire du roi, de payer à M. François Mignon, architecte des Jésuites, la somme de 1.000 livres sur cellede 6.240 à laquelle montait le bail au rabais de cette construction. De son côté, le P. de Moussy dépensa 4.008! 5° pour le même bâtiment. Il eut l'honneur d'y célébrer la première messe le premier jour de Pan 1614.

Deux années ne s'étaient pas encore écoulées depuis son avènement au rectorat, quand, le 17 février 1614, le P. Jacques de Moussy fut nommé provincial d'Aquitaine. Le même jour, il arrêta les comptes du collège, qu'il approuva lui-même en sa nouvelle qualité. Par les hautes fonctions auxquelles il venait d’être appelé, le P. de Moussy recevait la récompense du zèle qu'il avait apporté à se procurer, par tous les moyens, les ressources nécessaires pour l'établissement de sa Compagnie à Poitiers et du collège dont il avait été l'organisateur.

Il avait déployé la même ardeur à recruter des novices à la Société, mais sans user toujours, semble-t-il, de la persuasion qui doit décider les vocations : témoin les arrêts et autres actes rendus en 1612 et 1613 et relatifs aux poursuites de damoiselle Claude Bellucheau, veuve de Gabriel de Raynier, chevalier, seigneur de Clermont, contre les Jésuites de Poitiers qu'elle accuse de lui avoir ravi son fils. «.... Attendu, dit l’un de ces arrêts, que la plainte de la substraction et ravissement de François son fils âgé de quatorze ans, qu’ils lui ont contre sa volonté ainsi pris...., la Cour a ordonné et ordonne la restitution de son fils à la suppliante » !. Les Jésuites, à leur

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