‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 93 sur 236 · Archives Départementales, D · texte numérisé non relu

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Toutes ces oppositions, quoique énergiquement combattues par l'autorité royale, empêéchèrent les Jésuites de faire de nouvelles acquisitions aussi vite qu'ils l'auraient voulu. L’argent d’ailleurs leur manquait.

Le P. Jean de la Renaudie qui, le 18 août 1608, avait remplacé le P. Jacques de Moussy, en qualité de recteur du collège !, accuse, dans son compte annuel de 1611, 1.552195 7 de dettes provenant « d'emprunts ou d’autres affaires ». Ces dettes s’élevèrent à 12.169! 4° 11île 20 septembre 1612, époque à laquelle il sortit de sa charge *. Les dépenses particulières pour le bâtiment de l’église furent, cette même année, de 3.055! 17 114. L'entretien ordinaire de la maison coûta 6.728! 2° 91 . Le total des recettes, y compris les aumônes, avait été de 9.411! 95 10% ; soit un excédent de dépenses sur les recettes de 372! 105 101. ï:

Telle était la situation, peu florissante, que laissa le P. Jean de la Renaudie, quand il céda la « rectorerie » du collège de Poitiers à son successeur Jacques de Moussy: ce dernier n’avait été auparavant que supérieur de la résidence d’abord, puis du collège jusqu’à sa fondation le 18 août 1608. Le P. de Moussy prit possession de ses nouvelles fonctions le 10 juillet 1612. Le 20 septembre dé la même année, il reconnaît avoir reçu, pendant ces deux mois, y compris 653 livres d’aumônes, la somme de 2.047 14° 8 et avoir dépensé, y compris 551 livres pour la construction de l’église, celle de 1.938! 6° 41, laissant un boni de 109! 85 41.

Pendant l’année 1613, on battit un peu, comme on dit vulgairement, la grosse caisse. Le P. de Moussy était très connu à Poitiers, où il s'était attiré nombre de sympathies parmi les personnes pieuses de la ville. Il eut l'idée de faire une

4. On lit dans les Mémoires historiques, chronologiques et critiques pour l'Université de Poiliers (manuscrit des Archives Départementales, D. 199) : « Le premier principal du college fut le pere Olives, auquel succeda le pere Lepolard, et ensuite le pere Gaullier ». Nous ne savons où l’auteur anonyme de ces Mémoires à puisé ces renseignements, qui sont contredits par tous les documents, et en particulier par le Livre de comples des Jésuites (Archives Départementales, D..29). Nulle part ailleurs, il n’est question ni du P. Olives, ni du P. Gaulier.

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