‹ Les jésuites au Collège d' Autun, 1618-1763Chapitre 11 sur 94 · Id. ibid · texte numérisé non relu

Id. ibid

Antoine Destamples se présenta lui-même, « et en qualité de recteur des escholles, comme il disoit, suivant la teneur desdictes lettres patentes à luy octroyées pour estre pourveu du-revenu d'icelle prébende, dont il a faict ostension, a requis . estre pourveu des fruictz de ladicte prébende demandez et prétendus par ledict Madier. » *

Il ne pouvait plus dès lors y avoir de doute sur l'issue de cette affaire. C'est en vain que, quelques instants après, le vierg et les échevins se présentèrent de nouveau devant le Chapitre : le doyen leur répondit « qu'ilz avoient pourveu desdictes prébende et chanoinie M'^® Francoys Mangeard^. » En effet, le Chapitre s'était empressé de mettre la question aux voix et de députer deux de ses membres, Claude Lombard et Claude Florant, pour aller quérir les suffrages de l'évêque et des chanoines Estienne Cortelot et Pierre Tixier, absents, « ce qu'ils ont faict en faveur de qui bon leur a semblé, sçavoir lesdicts sieur révérend et Tixier, et non quant audict Cortelot, dont acte a esté requis par lesdictz sieurs comme à moy secrétaire soubscript, du reffuz à eux fait de Touverture de sa maison, après avoir frappé à grandz coups par trois diverses foys à sa porte, comme au semblable de ce que s'y acheminantz ilz ont esté advertys par l'ung des frères d'iceluy allant en ville, requis de les introduire, que ne pourr oient parler à luy à cause de son indisposition grande.»^ Gabriel Madier et les magistrats municipaux portèrent l'affaire de la prébende au parlement de Dijon *, mais il entrait moins dans l'intention du Chapitre de se soustraire à l'esprit de l'ordonnance d'Orléans et à son devoir de rétribuer le recteur des écoles que d'éluder l'obligation de conférer une prébende à un particulier qui pouvait être un ennemi de la foi. Il voulait bien subvenir aux frais de l'enseignement public, mais à condition que l'enseignement ne serait pas contraire

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