Ârch. de la ville d'Âutun. F. du collège
2. Heg. 4e8 délib. de la chambre de villCy vol. VIII, fol. 233.
qu'ilz luy ont accordée pendant trois ans pour instruire les enfans, transaction passée entre lesdicts doyen, chanoines et Chappitre, les vierg, échevins, procureur syndic dudiot Ostun et ledict Naudot, le xxvii octobre 1595 (*). » Le Chapitre refusait toujours d'exécuter les arrêts de 1571 et de 1574, préférant s'acquitter au moyen d'une pension fixe, plutôt que de consentir à céder le produit variable d'une prébende : revenu dans lequel entraient certaines distributions d'argent, de pain et de vin, faites aux chanoines qui prenaient part à la célébration des services religieux. Aux termes du dernier arrêt, du 6 août 1596, Jehan Bauldot, procureur syndic de la ville, avait fait saisir, le 19 novembre suivant, vingt-quatre sextiers de seigle chez la dame Bastienne Laguille, veuve de N. Laguille, grénetier du Chapitre, pour compléter le revenu de la prébende préceptoriale, attribuée à Symon Naudot. Le 19 du même mois, le procureur syndic de la ville adressa requête au parlement pour que mainlevée des grains saisis fût consentie en faveur du principal du collège 2. Par un nouvel arrêt, du 14 décembre suivant, la cour liquida la pension due à Symon Naudot, à soixantesix écus deux tiers pour Tannée échue, donnant mainlevée des grains saisis jusqu'à concurrence de la somme due et renvoyant les parties par-devant un commissaire spécial pour l'évaluation du revenu de la prébende 5. Symon Naudot exerçait encore les fonctions de principal du collège en 1599. Le Chapitre ayant trouvé moyen d'éluder l'arrêt du 14 décembre 1596, le principal adressa requête à la cour pour en obtenir l'exécution : « Et encore que par ledit arrest il soyt dit que ladite somme de soixante six escus deux tiers luy sera payée par quartier par le chambrier de ladite église, si est ce qu'il n'en peult tirer aulcune chose, quelque poursuytte