V. plus loin Pièces jiistificativesy n
2. Délib. de la chambre de ville, vol. X, fol. 16. Ârch. de la ville d'Âutun.
la prébende affectée oudit collège, » et semblable somme de 100 1. « à monsieur Goualard, principal audit collège au lieu dudit Jondot pour ses gaiges de six mois ^ » Le sieur Goualard est encore mentionné, en 1610, comme recevant du Chapitre une somme de 200 1. pour la prébende affectée au collège 2. Sa présence n'avait apporté aucun remède à Tétat de plus en plus languissant de l'établissement. Nous en trouvons la preuve dans la délibération du conseil de ville, du 17 novembre 1610, où le vierg exposa « que le collège de cette ville est totallement négligé et sans escolliers, ce qui provient pour ce que la ville n'a.aulcun patrymoyne ny deniers pour y mettre des hommes capables pour faire Texercice requis audit collège, lequel seroit très nécessaire de meliorer et reformer, d'aultant que laditte ville n'a aulcun trafîcq, estant esloignée de touttes ripvières, passages et grands chemins, et qu'il n'y a aulcun collège [tant] audit Ostun, siège principal, que lieux circonvoisins et sièges particuliers, demandant advis de ce qui est à faire pour melyorer et establir un bon collège. A esté résolu que demain prochain mattin, les scindicqz feront comparoitre et sister à la chambre Messieurs les gens du roy et quelques notables habitans de cette ville pour prandre resolution certayne et assurée pour ce regard ^. » Pas d'écoliers !. tel était l'état de décadence dans lequel le collège était tombé en 1610.
Pour procurer les ressources nécessaires à cette restauration, le roi, par ses lettres du 20 janvier 1611, consentit à accorder aux habitants la prorogation d'un octroi de cinq sols sur chaque minot de sel, qui avait été concédé en 1605 pour six ans, à l'effet d'être employé aux réparations des murailles, portes et pavés de la ville, et qui touchait à son terme. Cette prorogation eut également lieu pour une durée de six années sous la réserve que les revenus de l'octroi
1. Reg. de la ch. des comptes du Chapitre d'Autun. Arch. dép. de S.-et-L.
3. Délib. de la chambre de villCj vol. X, fol. 143. Arch. de la ville d'Autun.
seraient spécialement destinés « à Tentretenement d'un principal et quelque nombre de régents au collège des longtemps establi en ladite ville pour l'instruction de la jeunesse *. » Ces lettres furent vérifiées et enregistrées au parlement de Dijon, le 26 avril 1611. Le 23 mai suivant, dans une assemblée générale tenue « en la maison episcopale » et où assistaient, avec révêque, Nicolas Jeannin, doyen du Chapitre, Venot, grand chantre, d'Escrots, lieutenant général, de Montagu, lieutenant en la chancellerie, Duban, lieutenant criminel, Arthaud, lieutenant particulier, Rolet, Devoyo, de Genay, Pierre Debart, échevins, Dardault, chanoine, Venot, conseil de la ville, et Nicolas Ladone, avocat, le vierg présenta les lettres patentes obtenues du roi dans l'intérêt du collège et sollicita l'assemblée de « donner advis de la forme que Ton prendra pour ladite melioration, com'me sy l'on veult changer de principal ou laisser celuy qui est de présent 2. » Les membres de l'assemblée se plurent à reconnaître que le principal alors en charge « est fort capable, bon économe et ne fait rien qui ne soit bien fait. » Il fut d'ailleurs reconnu qu'on ne pourrait congédier le principal sans lui allouer une indemnité, à cause du contrat qui avait été passé avec lui, et que s'il y avait c< peu d'écoliers », leur petit nombre tenait à Tinsuflisance des régents. Il fut donc décidé <c que l'on ne changera le principal et que par Messieurs de la ville sera [fait choix de] gens capables, soit d'avocats ou aultres, pour recongnoistre l'incapacité ou capacité des enfîans et de Testât du collège, pour en apprès pourveoir ainsy qu'il appertiendra de par l'advis de Messieurs de la Chambre. » ^
Le collège ne comptait alors que trois classes correspondantes à la seconde, à la troisième et à la quatrième. A la réunion du conseil de ville, qui eut lieu le 28 mai suivant,