V. plus loin Pièces justificatives, n
le puissent et leur soit loisible de leur bailler et délaisser tel lieu qu'ils verront estre à propos pour ledict collège et, pour l'agrandir, prendre des maisons et jardins voisins, en payant les propriétaires du prix d'iceulx de gré à gré *. » Faculté précieuse et gui devait être employée peu de temps après la prise de possession du collège par les Jésuites. Mais Tautorisation ainsi obtenue, d'autres difficultés subsistaient encore et il y avait lieu de les résoudre avant que les lettres royales fussent mises à exécution.
Cependant, le collège continuait à végéter, en attendant que la transformation projetée pût être réalisée. Le 15 juillet 1609, le conseil de ville donnait mission à Téchevin de Genay de fréquemment et le plus souvent qu'il lui sera possible, « visitter le collège de ce lieu et examiner les escolliers, sçavoir et s'informer combien le principal prent des escoliers tant par le moys que par la règle, pour sçavoir sy le contenu en son mémoire presanté est véritable, lequel a accepté et promis de fayre^. » Les bâtiments étaient en mauvais état. Le 23 du même mois, le conseil arrêta que « sur la requeste présentée par escript par monsieur le principal, il est ordonné que nous nous transporterons au collège pour dresser procès-verbal des réparations nécessaires audit collège et faire procéder aux réparations y nécessaires. »^
Le principal était alors Hugues Jondot, avocat en parlement, qui avait succédé à Simon Naudot et à qui la ville eut encore recours, quelques années plus tard, pour régir le collège avant l'arrivée des Jésuites. Hugues Jondot céda la place en 1608 à un sieur Goualard, ainsi qu'il résulte du passage suivant des comptes du Chapitre, mentionnant la somme de 100 1. payée « à M^® Hugues Jondot-, principal du collège d'Autun pour ses gaiges de six mois, pour raison de