V. plus loin Pièces justificatives y n
abbé de Saint-Bénigne et conseiller au parlement de Dijon, serait prié d'employer ses bons offices à cette affaire. *
Pour assurer et hâter le succès de l'entreprise, il importait que la ville s'entendit aussi avec les Jésuites et apprît d'eux à qifelles conditions ils pouvaient prendre la charge du collège. C'est ce que fît le vierg pendant un voyage à Dijon d'où il revint le 21 janvier 1614. Dès le lendemain 22, il exposa au conseil « qu'il a conféré avec les Jesuistes concernant Testablissement d'un collège en cette ville, et qu'il a veu lettres du père recteur [du collège de Dijon], addressantes au provincial de l'ordre pour sçavoir quelle somme de deniers il seroit besoing de fournir par ladite ville, tant pour la dotation dudit collège que pour le bastiment et meubles pour l'establissement dudit collège jusques à la cinquiesme classe, des termes pour le payement, lesquelles lettres, sy la qhambre le treuve bon, il fera tenir audit père provincial pour sçavoir sa volonté, et seroit expédient de luy escripre pour le sujet que dessus, que l'on ne désire que ung petit collège et qu'il asseure ladite ville en brief de tout ce que dessus ^, » Le conseil arrêta qu'il serait écrit au père provincial pour apprendre ses conditions.
La négociation paraît avoir traîné en longueur. Le 21 septembre 1617, Hugues Jondot exerçait encore ses fonctions de principal du collège et il adressait, à cette date, une requête au conseil à la fin d'être payé d'une somme de trois cents livres « pour ses gages escheus, despuis la S* Jean dernière, » et il recevait sur Claude Pillot, receveur de l'octroi sur le sel, un mandat que celui-ci ne pouvait acquitter faute de fonds ^. En attendant de pouvoir faire mieux, le conseil lui délivra, le 28 du même mois, un mandat de 150 1. à prendre sur l'octroi des farines^. Le 16 novembre suivant.
1. Délib, de la chambre de ville, vol. XI, fol. 29. Aroh. de la ville d'Autun.