Id
3. Un savant canoniste, René Chopin, a signalé ce droit d'instituer les recteurs d'école, qui appartenait au grand chantre : c Heduorum tamen id matrici ecclesiœ peculiare jest, ut ejus cantor scolas civitatis diocesisque moderetur, ipsosque distribuât juvenum rectoribus pro arbitratu, id quod Oldradus percensuit in foro romano causarum patronus, quo tempore Johanna XXII summum gerebat pontiûcatum. » (Renat. Chopin, De sacra polit, lib. I, tit. m, n" 15.)
4. Terrier ms. de Saint-Andoche, de 1453, fol. xix. (Arch. dép. de Sa6ne^t- Loire, F. de l'abbayo de Saint-Andoche d' Autun.)
d'Autun, en vertu de la donation qui leur avait été faite au quatorzième siècle par messire Gui Baraut, de Blancey, recteur de l'église paroissiale de Notre-Dame du Châtel d'Autun, et par son frère, Thomas Bargiut, curé de Curgy. En 1453, Tabbesse de Saint- Andoche, Marie de Vienne, céda les revenus de cette maison à Jacote « sa mère nourrice », pour en jouir sa vie durant. Après elle, les religieuses vendirent cette maison, en 1459, à Huguenin de Montgachot, notaire, au prix de cent sols tournois de rente *. Le nouveau possesseur la revendit, par acte, du 4 janvier 1463, à Jehan Chamard, clerc, châtelain de Chaseul. Enfin, par acte du 7 avril 1526, Guyot Chamard, écuyer, seigneur de la Chapelle, vendit, au prix de 200 livres, « la maison du grand Saint-Christofle en laquelle d'ancienneté Ton tient TescoUe audit Ostun^» à Claude Charbonnier, maître aux arts, recteur des écoles d'Autun, qui la transmit avec ses fonctions à ses successeurs.
Au nombre des recteurs de l'école d'Autun, nous trouvons Guillaume en 1251, Etienne de Veset en 1284, Jean Lefils en 1318, Jean Moingin en 1370 3, maître Jacques Pigenat en 1515*, Claude Charbonnier en 1526, Jehan Pelletier, maître es arts, en 1534. » ^
L'article 9 de l'ordonnance de réformation, donnée à Orléans en 1561, imposait aux églises cathédrales l'obligation d'affecter le revenu d'une prébende au traitement d'un recteur d'école tenu d'instruire gratuitement les enfants de