Id
3. Voir sur l'école ^'Autun au moyen âge notre État de Vinatruction primaire dans Vancien diocèse d*Autun, 2* édit. p. 10 et suiv.
4. Manuel des rentes du Chapitre d'Autun pour 1514-1515, fol. 31. (Arch. dép. de Saône-et-Loire, F. du Chapitre d'Autun.
5. Jehan Pelletier appartenait à la famille de ce nom, originaire de Réglois près d'AUigny (Nièvre), dont deux membres, Jehan et Vincent Pelletier, furent affranchis le 9 mars 1533, par Jehan Lombard, seigneur de Réglois et de Millery, tant en son nom qu'en celui de George Lombart, son frère, et de Guillemette, sa sœur. {Protocoles de Jehan Desplaces, notaire à Aulun, fol. 42 et 92. Arch. départ, de Saône-et-Loire.)
la ville et dont le choix appartiendrait à Tévêque, aux Chapitres et aux officiers municipaux. Le Chapitre d'Autun se montra peu favorable à cette innovation qui s'attaquait aux prérogatives qu'avait le grand chantre de pourvoir seul à l'institution des recteurs d'école. Dans l'assemblée capitulaire du 25 juin 1561 , il manifesta sa première opposition à l'ordonnance d'Orléans, en commettant « Mons. le chantre auquel seul Vinstitution des principal et regentz des escholes de ceste cité d'Ostun appertient, messieurs de Grigny, prevost de Sussey, Landreul, scindic, et de la Couldrée, leurs frères et conchanoynes, pour adviser avec les officiers de la ville de pourveoir et donner ordre aux eschoUes de lad. ville par les meilleurs moyens que l'on pourra adviser. » *
L'évêque avait invité le Chapitre à se conformer aux ordres du roi et à s'entendre avec les officiers municipaux sur la question des écoles. Mis en demeure, dans la réunion du 28 janvier 1561 (n. st. 1562), « de la part de Mons. le révèrent evesque dudit Ostun, interpellant mesdicts sieurs de commettre telz qu'il leur plaira de leur compaignie pour choisir et eslire ung principal et maistre des eschoUes en ceste ville, suyvant les ordonnances du Roy 2, » le Chapitre ajourna sa décision à une délibération ultérieure. Â la réunion du 30 janvier suivant, il signifia son opposition à l'ordonnance d'Orléans, tout en se montrant disposé à continuer son concours à la rétribution du recteur des écoles : « Ont commis messieurs Charvot, chantre, et Jehan Landreul, scindicq, leurs confrères et conchanoynes pour remontrer au sieur révérend evesque et officiers de ceste ville, tant au nom de leurdit Chapitre que dudict sieur chantre que de tout temps et d'ancienneté appertient à Mons. le chantre en leurdicte église le droict et auctorité de pourveoir, instituer et destituer le maistre et précepteur des eschoUes