Mémoires mss* de Leseure, fol
évêques d'Autun les avaient appelés. Gabriel de Roquette, en particulier, trouva en eux des collaborateurs zélés qui secondèrent ses projets de réforme et parvinrent à préserver le diocèse de l'invasion des doctrines jansénistes. Grâce à lui et à eux, ces erreurs, qui ont laissé en tant de lieux de la Champagne et de la basse Bourgogne des traces de leur existence, ne réussirent pas à s'établir et à s'étendre dans le diocèse d'Autun. Parmi les orateurs qui occupèrent alors la chaire de la Cathédrale, nous citerons le P. François Mathieu pour les stations de TAvent de 1660 et du Carême de 1661 ; le père Valon pour celles de 1662 et 1663 ; le père Sautereau pour celles de 1665 et 1666; le père Denerville pour celles de 1670 et 1671 ; le père Michel pour celles de 1675 et 1676, et le père Le Moleur pour celles de 1677 et 1678. '
Au P. Jean Bailly succéda, comme recteur du collège, le R. P. Henri Lavallée, de 1695 à 1699. Celui-ci eut pour successeur le R. P.Jacques Lespagnol, qui exerça le rectorat du 30 janvier 1699 au 28 mai 1701, et mourut à Auxerre, le 4 novembre 1703.
Il fut remplacé par le R. P. Joseph Verry. Le professeur de rhétorique était alors le P. Ignace Josselin, né à Verdun, le 28 octobre 1677, admis dans la Compagnie le 16 octobre 1693, successivement professeur de quatrième à Sedan de 1695 à 1696, de seconde à Dijon de 1700 à 1701 et de rhétorique à Autun de 1701 à 1703. Le père Josselin a laissé de son passage au collège un souvenir agréable dans un petit poème, en latin macaronique, sous le nom de Ladral{a seu guerra Autunsea, contenant une description burlesque des jeux militaires qui avaient lieu chaque année à Autun, le 1®^ septembre, à l'occasion de la fête patronale de la Saint-Ladre. A ces fêtes accouraient tous les habitants du voisinage, de dix lieues à la ronde : pauvres gentilshommes vêtus de