V. plus loin Pièces justificatives^ n
En quittant Autun, le P. Josselin fut envoyé à Verdun où il professa les humanités de 1703 à 1704, puis à Enrisheim où il étudia la philosophie de 1704 à 1705. Élevé au sacerdoce vers. 1710, et admis à la profession religieuse, le 2 février 1711, il prêcha à Reims de 1711 à 1712 et mourut le 4 octobre 1749, à la résidence de Saint-Mihiel dont il était supérieur. Si nous en croyons un bibliographe autorisé*, il aurait composé, en 1707 ou 1708, une ode au duo d'Orléans sur la prise de Lérida, dont une strophe a été publiée dans la Clef du cabinet des PriTices^, et en 1717, une oraison funèbre de Louis XIV, imprimée à Pont-à-Mousson.
En 1704, les écoliers du collège donnèrent un exercice dramatique, accompagné de musique et de chants, à l'occasion du sacre de M. Bertrand de Sénaux, évêque d'Autun. « Le lendemain du sacre de M. d^e Sénaux (7 avril 1704), écrit un contemporain, les écoliers du collège représentèrent une pastorale dramatique, qui roulait sur une allégorie fort naturelle et facile à appliquer au sujet présent. Le poème était en vers d'églogue, doux et élégants, chaque acte distingué par une espèce d'opéra qui ne rompait pas l'unité de la pièce. Ce furent de jeunes acteurs qui chantèrent et auxquels répondit un concert de flûtes avec un chœur de musiciens, soutenu d'une très bonne symphonie. On sortit de l'action fort content 3, » Le sacre de M. de Sénaux ayant eu lieu le dimanche du Bon^Pasteur (6 avril), cette pastorale était sans doute le développement d'une allégorie inspirée par la circonstance et facile à appliquer au nouveau prélat.
Parmi les religieux distingués qui honoraient alors le collège, nous citerons surtout le P. Louis Laguille, né à Autun, le 1"' octobre 1658, admis dans la Compagnie le 1" septembre 1675, et à la profession, le 2 février 1692.