‹ Les jésuites au Collège d' Autun, 1618-1763Chapitre 58 sur 94 · Mémoires msa, de Leaeure^ fol · texte numérisé non relu

Mémoires msa, de Leaeure^ fol

Cathédrale : en 1702, par le père de Blamont, peiïdant le Carême, et par le père Bonneau pendant TAvent ; par le P. Nicolas Amagat, pour TA vent de 1703 et le Carême de 1704; par le P. Bonneau, pour TAvent de 1705. (*)

Nous trouvons pour la dernière fois, le nom du P. Claudot dans le procès- verbal de la prise de possession du prieuré de Champchanoux, par Marie de la Croix, à laquelle il assista à Toulon-sur- Arroux, le 2 juin 1711. Il mourut à Reims, le 13 janvier 1717.

Le P. Claudot céda ses fonctions de recteur, le 12 août 1711, au R. P. Jacques Debart, né à Autun, le 10 décembre 1664, admis dans la Compagnie le 24 septembre 1683 et à la profession religieuse, le 2 février 1698.

L'année scolaire de 1711 se termina brillamment par un exercice dramatique, donné le 19 août par les rhétoriciens, à l'occasion de l'entrée solennelle de Charles-François d'Hallencourt de Dromesnil, évêque d' Autun.

Cet exercice, inspiré par le troisième livre de Télémaque, avait pour sujet Aristodème élu roi de Crète : ingénieuse allégorie, destinée à louer, sous le nom d' Aristodème appelé au trône de Crète, le nouvel évêque élevé sur le siège d'Autun. Il était divisé en trois actes, précédés d'un prologue, suivis d'un épilogue et accompagnés de danses qui avaient été composées spécialement pour la circonstance par le sieur Myon, professeur attaché au collège. On sait trop la place que la danse occupait autrefois dans l'éducation de la jeunesse pour être surpris que cet art ait été admis dans renseignement^ au même titre que Ja musique ou l'escrime. C'était comme une sorte de gymnastique mondaine qui comprenait toutes les nuances de l'attitude et du maintien, et dont une société raffinée avait fait une véritable science qui trouvait son emploi dans les plus minces circonstances de l'existence. Les amateurs de l'ancien théâtre

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