D*une action
Présente le bâton, la fourche et le mousquet :
On se pousse et repousse, on se prend au collet;
Coups de poings, coups de pieds, et durant la mêlée
On voit de toute part mainte tête pelée.
Sans chapeau, sans perruque, et mille serpentaux
Viennent des combattans ajuster les museaux :
Cheveux, habits, tout brûle, et noirs comme des diables
Le feu qui les poursuit les rend plus formidables.
Le nombre enfin prévaut. Lasse 'de batailler,
La garnison s'épuise^ et commence à plier.
Raffatin à Texcès pousse alors son audace.
Il presse les fuyards, il entre^ dans la place :
Le fort est pris : victoire ! honneur à nos guerriers I
Les voilà, pour un an, couronnés de lauriers.
Ainsi finit d'Autun toute la mascarade.
Et chacun au souper court à la débandade.
ARISTOD E ME