Reg. capi(. fol
nom d'eux audit sieur de la Fosse, pour luy adresser regentz de la marque et qualité requise pour l'institution de la jeunesse, et [au cas] où il se trouvera défectueux et en nécessité d'argent par de là de luy survenir jusques à la somme de dix escutz, et il en sera remboursé par mesdiots sieurs à son retour par de ça. *
 la fin du mois de septembre suivant, Gabriel Madier était de retour et se trouvait même en mesure de faire représenter par ses écoliers une tragédie dont le sujet et l'auteur nous sont malheureusement inconnus. Par délibération du 25 septembre 1566, le Chapitre autorisa un des jeunes choriaux à prendre part à cette action dramatique, sous la réserve cependant que le poème serait soumis à Texamen du grand chantre qui s'assurerait que le sujet ne contient rien de contraire aux convenances :
Sur la requeste de Bertholomy Saulnier, chorial en leur église, estudient de présent au collège de ceste ville, ad ce qu'il pleuct à messieurs de luy permetre de jouer en certaine tragédie que leur principal veult exhiber et représenter au peuple : ont permis et permettent ce qu'il requiert, après au préalable que monsieur le chantre aura veu le subject d'icelle, auquel la superintendance appartient en ce faict, et moyennant qu'au personnage qu'il représentera aulcune chose indécente ne se trouvera. ^
On voit encore par ce passage le prix que le Chapitre attachait à son droit sur l'institution du recteur des écoles et le soin qu'il mettait, en toute circonstance, à affirmer ses prérogatives à cet égard.
Cette sollicitude avait surtout pour objet, en ce moment, d'empêcher les progrès du protestantisme qui tentait d'ouvrir partout des écoles et qui s'efforçait de faire servir l'enseignement à la propagation de ses doctrines. Pas plus que les catholiques, les nouveaux réformés ne concevaient une école fermée à tout enseignement religieux, muette £ur les grands problèmes de la destinée humaine, attachée à dégager la morale de toute pensée surnaturelle et de toute sanction, se |