I. Cartas de S. Ignacio, t. II, appendice II, p
22 LES JÉSUITES AUX PAYS BxVRBARESQUES
roi, il laissa à l'hôpital les ornements sacrés qu'il avait apportés et ceux que Don Fernand de Tolède lui avait légués à ses derniers moments. Grâce à plusieurs aumônes généreuses, il acheta deux ornements et envoya centécus en Sicile pour se procurer différentes choses nécessaires au culte.
Le vice-roi nomma son fils Don Alvaro gouverneur d'Africa et y laissa une garnison de quinze cents hommes avec beaucoup d'artillerie ei quantité de munitions. Le 25 septembre, la flotte se disposait à faire voile vers la Sicile, lorsqu'une horrible tempête la tint bloquée dans le port, pendant deux jours et trois nuits. La mer s'étant enfin calmée, elle gagna le large le 6 octobre et alla jeter l'ancre dans le port de Trapani. C'est dans cette ville que le P. Laynez prit congé des soldats au milieu de l'émotion générale. Tous voulurent lui baiser la main et recevoir sa bénédiction. Certains allèrent jusqu'à couper des morceaux de ses vêtements pour les conserver comme souvenir.
Dans une lettre adressée de Trepani, le 18 octobre i55o, au pape Jules III, Jean de Vega, vice-roi de Sicile, fait en ces termes l'éloge de la piété et du dévouement infatigable du P. Laynez :