‹ Les Jésuites dans les etats barbaresques, Algérie et MarocChapitre 14 sur 71 · CHAPITRE II a · texte numérisé non relu

CHAPITRE II a

<< Très Saint-Père,

« Le Révérend maître Laynez, par ordre de son supérieur, s'est dépensé avec un zèle admirable dans l'exercice de toutes sortes d'œuvres de charité, pendant l'expédition d'Africa si heureusement terminée. Se rendant à Rome, où il est appelé par l'obéissance, je l'ai chargé d'aller, de ma part, baiser les pieds de Votre Sainteté et vous entretenir de certaines choses qui se rapportent au service de Dieu et au bien des garnisons de Rerbérie. J'ai tout lieu d'espérer que Votre Sainteté fera bon accueil à ma demande, comme elle a daigné le faire, lorsqu'il s'est agi du saint jubilé qui a produit les plus grands fruits de piété et de sanctification.

« Que Dieu garde Votre Sainteté de longues années pour l'heureux gouvernement de l'Eglise universelle. »

A son arrivée dans la ville éternelle, le P. Laynez s'empressa d'accomplir sa mission. Il fut reçu avec des effusions de joie par le Souverain Pontife, qui se fit raconter dans le détail l'expédition d'Africa. Le zélé religieux fit ensuite part à Ignace de Loyola du désir, maintes fois exprimé par le gouverneur de la Goulette, d'avoir quelques Pères pour le soin

spirituel de la garnison. Le général de la Compagnie, n'ayant personne sous la main, se vit à son grand regret dans l'impossibilité de faire à cette demande un accueil favorable.

Le Concile de Trente ayant repris ses travaux, le ier mai i55i, le P. Laynez fut appelé à occuper de nouveau le poste de théologien du Saint-Siège dans ces assises solennelles de la chrétienté. Il y fit non moins grande figure que dans les précédentes sessions, Aussi, lorsque Ignace de Loyola rendra sa noble et vaillante âme à Dieu, le 3i juillet i556, le P. Laynez sera-t-il appelé à succéder au fondateur de la Compagnie de Jésus, dans la haute et importante charge de général.

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