III. — Construction de la résidence de Québec (1854). — Les
Pères aux catacombes. — Le P. Braun. Ses conférences sur le mariage chrétien. Pothier au pilori. — Le P. Braun banni du diocèse. — Le P. Point. — Le monument du P. Massé à Sillery.
__Le monument Cartier-Brébeuf au confluent des rivières Saint- Charles et Lairet.
IV.— La Villa Manrèse (1891). — L'église de Notre- D du Chemin (1894). M. Baillargé bienfaiteur insigne. — Érection de la paroisse (1909). — Succès des congrégations. Celle de Saint-Roch passe à la nouvelle paroisse du même nom. — Fêtes du deux cent cinquantième anniversaire de la congréga-
tion de la Haute-Ville (1907). Don de la chapelle à la Compagnie.
On se rappelle qu'en 1851, le maître des novices et ses fils disaient un adieu reconnaissant à M. Rodier et s’acheminaient vers le collège Sainte-Marie. Le P. Schneider, tout en demeurant sous le même toit pour se livrer aux travaux de l'apostolat, passa le sceptre au P. Schianski. Ce règne devait être bien court.
Le nouveau titulaire était né, le 2 novembre 1807, à Wipsau en Moravie, province d'Autriche. La vie d'artiste qu'il embrassa d'abord fit bientôt place à de plus nobles aspirations: il entra dans la Compagnie le 30 novembre 1841. Il demanda peu après les missions d'Amérique, fut ordonné prêtre en 1847 et tout de suite envoyé à Montréal avec cinq autres Pères, pour secourir les victimes du typhus. Nous les avons vus à l'œuvre. Le P. Schianski demeura parmi nous. Il fit partie de la résidence provisoire de Saint-Patrice, occupé surtout du soin des Allemands de Montréal, dont il avait formé une prospère congrégation. Les novices ne l'eurent à leur tête que quelques mois. Le 5 mars 1852, il sentit les premières atteintes de la maladie dont il mourut, le 12 du même mois. Il fut enseveli dans la crypte de l'ancienne cathédrale, à côté du P. du Merle
Le P. Schneider reprit aussitôt la direction du noviciat. Outre les novices, trois Pères, qui nous sont déjà connus, se mettaient sous sa conduite pour la troisième probation: les Pères Saché, Frémiot et Holzer.
Malgré les apparences d'une vie paisible et foncièrement inoffensive, on put se croire tout d'un coup transporté à Montrouge, alors que ce célèbre noviciat de Pa-