‹ Les Jésuites du Canada au XIXe siècle, tome 1; 1842-1872Chapitre 24 sur 67 · Turcotte, op. cit., t. II, p · texte numérisé non relu

Turcotte, op. cit., t. II, p

et chaque semaine faisait dire trois messes pour le retour du prodigue. Les prières de cette autre Monique devaient aussi percer le ciel et, nouvel Augustin, Henri dut plier sous les traits de la grâce. Il entre au séminaire d’Issy, revient au château consoler les derniers jours de sa mère qui peut maintenant mourir, part p]our l’Amérique où l’évêque de Vincennes (Illinois) appelle des ouvriers évangéliques à sa vigne, et deux ans après (1839) sollicite et obtient son entrée dans la Compagnie de Jésus. En 1847, employé au collège de Fordham, il apprend le besoin de prêtres à Montréal, il s’offre un des premiers, se dévoue pendant les deux mois de vacances, retourne ,au collège, et, l’année suivante, revient prendre sa part de besogne à la nouvelle résidence de Saint-Patrice. Après trois années d’un rude labeur, il se sent atteint du mal nouveau qu’il soignait chez les autres. Et voici que le 21 juin, fête de saint Louis de Gonzague, frappé comme lui de la peste, comme lui il tombe victime de sa charité. Mgr Bourget voulut marquer la beauté de cette mort en offrant, pour recevoir la dépouille mortelle du défunt, la crypte de sa cathédrale. « C’est un privilège que je ne céderai à personne, écrivait-il au P. Recteur. La maison de l’évêque a recueilli les premiers Jésuites venant au secours du pays que le zèle de leurs Pères avait conquis à Jésus-Christ. Il faut que l’église de cet évêque soit le tombeau des premiers qui meurent dans le combat et les armes à la main. )) 1

Nous sommes au printemps de 1851. — La pierre angulaire du collège a été bénite quelques mois aupa-

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