‹ Les Jésuites du Canada au XIXe siècle, tome 1; 1842-1872Chapitre 39 sur 67 · Pilling, op. cit., p · texte numérisé non relu

Pilling, op. cit., p

LES MISSIONS SAUVAGES (PREMIÈRES ANNÉES

Thomas d'Aquin. Sa grammaire et son dictionnaire ont été d’emblée des ouvrages classiques. Ses autres écrits — traductions, adaptations, exposition de la doctrine catholique en vingt et quelques volumes — resteront d’incomparables productions où la vérité, la sérénité, la lumière se sont donné rendez-vous. Rien ne peut les remplacer; par contre ils peuvent tenir lieu de tout. Et le jeune missionnaire qui se les assimile est assuré du succès. » 1

Tel était l’homme que la Providence préposait, en 1853, au nouveau diocèse du Sault-Sainte-Marie. On le vit arriver, un jour, cet évêque missionnaire, tout simple, débonnaire, avec, à la main, l’antique portemanteau de voyage. Il alla frapper à la résidence des Pères Jésuites et tout de suite s’y installa en bon père de famille. La petite ville progressait alors rapidement. Les grands travaux du canal, qui permettait aux navires de passer comme de plain-pied de la rivière Sainte-Marie au lac Supérieur, attiraient une foule d’ouvriers. Deux ans plus tard, 17 juin 1855, la solennelle inauguration du canal ouvrit l’ère nouvelle de l’union des lacs avec le plus grand d’entre eux.

Pendant ce temps, le P. Menet déversait les trésors de sa charité sur son troupeau toujours grandissant de blancs et de métis. Le P. Kohler visitait ses missions sauvages, et les postes de blancs que l'industrie minière faisait surgir sur le littoral des rivières et des lacs, de Bruce Mines à Michipicoton. Et Mgr Baraga, tout en organisant son diocèse, continuait auprès et au loin

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