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LE RÔLE DES JÉSUITES AU XIX® SIÈCLE

Naturellement cette forte position vis-à-vis de la Curie a été pour l'Ordre, pendant le xix° siècle, presque « le seul point fixe au milieu du monde fuyant des événements ». Lorsqu'il reprit son activité, sa vieille ennemie, la libre pensée philosophique, était encore partout vivante, et à mesure que ses adhérents, imbus d'idées vieillies, disparaissaient, à leur place s'établissait sur le continent européen, une vigoureuse remplaçante, la bourgeoisie libérale. Depuis 1820, les Pères eurent à lutter bientôt, dans la moitié de l'Europe et en Amérique, contre ce nouvel adversaire, sans scrupules et sou-

vent même fanatique. Partout où les libéraux l’emportaient, les Jésuites étaient chassés. Toutes les fois, au contraire, que la réaction triomphait, alors ils se réinstallaient tranquillement pour défendre le trône et l’autel. C’est ainsi qu'ils furent expulsés du Portugal en 1834, d'Espagne en 1820, 1835 et 1868, de Suisse en 1848, d'Allemagne en 1872, de France en 1880 et en 1901. En Italie, depuis 1859, on leur a peu à peu enlevé toutes leurs écoles et leurs maisons, si bien qu'ils doivent renoncer à continuer leur activité dans la forme prescrite par leurs statuts. Il en fut de même dans les républiques de l'Amérique latine. L'Ordre a été supprimé au Guatémala en 1872, au Mexique en 1873, au Brésil en 1874, dans l’Équateur et la Colombie en 4875, à Costa-Rica en 1884. Les seuls pays où les Jésuites existent en paix sont les États en majorité protestants : l'Angleterre, la Suède, le Danemark, les États-Unis de l'Amérique du Nord. Au premier ahord, ce fait est surprenant. Mais il s'explique par cette raison que, dans ces pays, les Pères n’ont jamais pu songer à exercer une influence politique. Sans doute, ils s'y sont résignés plus par nécessité que par inclination. Autrement ils ne se seraient pas montrés si réservés, mais auraient saisi toutes les occasions pour agir dans leur sens sur la législation et l'administration, soit directement en travaillant habilement les classes dirigeantes, soit indirectement en remuant constamment les masses catholiques. C’est de cette manière qu'ils ont agi sans cesse dans les républiques de l'Amérique latine, en Espagne, en France, en Belgique et en Suisse. Un de leurs objectifs principaux a toujours été de mettre l’enseignement dans la main de l'Église, ou, lorsque ce n’était pas possible, d'obtenir la liberté de l’enseignement, c’est-à-dire la suppression de la souveraineté de l’État en matière

d'enseignement et la reconnaissance du principe que l'instruction et l'éducation de l'enfance sont une ‘affaire privée, qui ne regarde que les parents et les tuteurs. Les armes dont les Jésuites se sont principalement servis sont la littérature et la presse, l'action sur les masses par des prédications populaires, et la création d'associations politico-religieuses avec un programme strictement ultramontain.

Dès 1814, lorsque les Pères avaient à peine repris leurs travaux, une association de cette nature, religieuse et politique, avait pris naissance en Espagne et en France. C'était ce qu’on a appelé la Congrégation!, une association d'hommes fondée déjà au temps du Directoire par l’ex-Jésuite Delpuits, qui s'était donné pour but, non seulement des œuvres de charité très louables, mais aussi la lutte pour le roi et l'autel. Par ses ramifications dans les couches les plus élevées de la société, la Congrégation parut exercer en France et en Espagne une assez grande influence sur le choix des fonctionnaires et sur toute l'administration, pour que d’excellents royalistes, comme le comte de Montlosier, déclarassent la guerre aux Jésuites, et pour que l’opposition libérale finît par voir des Jésuites dans chaque royaliste. — Mais, après la Révolution de Juillet, l'Ordre a complètement séparé sa cause de celle de la réaction légitimiste. Il s’est modernisé. Il a même traité dans ses écrits les questions de Droit privé et public et les questions sociales, à un point de vue moderne, sans toutefois renoncer à son idéal ancien : l’école libre, l'Église libre, la domination absolue de l'Église libre sur le monde. Pour atteindre

4. M. Geoffroy de Grandmaison a consacré à La Congrégation un ouvrage intéressant où il a cherché, sans y réussir, à lui refuser toute action et influence politiques. [N. du T.]

ce but, il s’est, avec le sens pratique si juste qui l'a toujours caractérisé, servi au xix° siècle avec . prédilection du journal et du livre. Peu à peu, il a créé en huit langues différentes 25 revues savantes ou religieuses: Les plus répandues et les plus influentes sont peut-être les divers Messagers du Sacré-Cœur. Is sont consacrés à répandre le culte du Sacré-Cœur et fournissent des témoignages très intéressants sur l'esprit, et aussi parfois sur le fâcheux esprit de la dévotion populaire encouragée par l'Ordre. La littérature de l'Ordre est surtout une littérature de combat. L'Ordre combat contre la philosophie « impie », l'économie politique et la jurisprudence « impies », l’histoire « impie », le socialisme « impie », la science naturelle « impie », la théologie « impie », etc. Bref, 1l se montre en cette matière vraiment « protestant ». Il proteste sans se lasser contre la science non catholique, épiant avec des yeux d’Argus toutes les faiblesses de ses adversaires, et toujours disposé à diminuer ou à ignorer leurs mérites.

En outre les Jésuites ont, au x1x° siècle, cultivé avec prédilection les missions populaires; ils les entreprirent en France depuis 1818, etils furent en Allemagne encouragés avec gratitude par le gouvernement prussien, comme les « anges exterminateurs de la Révolution », surtout de 1850 à 1860. Ils n’ont que rarement et d'ordinaire d’une manière peu durable, atteint leur but le plus désiré, la domination de l'Église sur les écoles, et la création d'écoles libres dirigées par eux. Ce n'est qu’en Belgique, en Angleterre, dans les États-Unis et dans quelques républiques sud-américaines qu'ils ont pu librement développer leurs écoles. C’est peut-être aux États-Unis qu'ils sont, à cet égard, le plus puissants. En 1896, ils y possédaient déjà 23 grands établissements d’ins-

truction, avec 5000 élèves. Mais, dans les autres pays, la lutte scolaire a le plus souvent abouti à la défaite de l'Ordre. En France il avait, de 1818 à 1898, créé 12 établissements, qui jouissaient d’un grand crédit, surtout parmi les nobles légitimistes. Mais en cette année 1898, le ministère Martignac les ferma tous, sous la pression de l'opinion publique. Après la Révolution de Juillet, l'Ordre peu à peu créa de nouveau 47 écoles. Mais, en 1845, il s’éleva dans le Parlement un tel orage de protestation contre cette activité des Pères, légalement illicite, que le Gouvernement obligea le Père Roothaan à rappeler un certain nombre de Jésuites de France. L'année 1850 donna enfin à l'Église la liberté d'enseignement, si longtemps réclamée. Car le vieux voltairien Thiers lui-même, en voyant les idées socialistes se répandre dans le corps des instituteurs, disait : « La France n’a plus le choix qu'entre le catéchisme ou le socialisme. » La peur du spectre rouge rendit à l'Ordre des Jésuites les plus grands services, pendant tout le temps du second Empire et pendant les dix premières années de la troisième République. Il réussit à prendre une certaine influence sur la préparation des futurs officiers, et ainsi se forma ce courant d'idées qu'on a qualifié d’ « alliance du sabre et du goupillon », et qui a causé au sein de la République les conflits les plus sérieux. Les radicaux et les socialistes y ont trouvé le prétexte désiré, non seulement pour briser les liens qui unissaient l'Église à l'État, mais aussi pour soumettre toutes les congrégations religieuses à un régime restrictf. La défaite des cléricaux au Parlement avait été pour les écoles des Jésuites le signal de leur ruine. 42 maisons de l'Ordre et 23 écoles furent fermées et 1 400 Jésuites expulsés. En Allemagne, les Jésuites n'avaient pas réussi à exercer une grande influence comme corps ensei-

gnant. Maria Laach, près d'Andernach, fut leur seule école importante, et encore, après neuf ans d’existence, fut-elle de nouveau fermée en 1872. En Autriche-Hongrie, grâce à la protection du gouvernement, ils purent se développer plus librement, et cependant ils n'y possèdent que 4 collèges, 2 séminaires de prêtres, 1 séminaire épiscopal d'enfants et 1 pensionnat; en outre, depuis quelque temps, ils ont réussi à occuper la majorité des chaires de l'Université d'Innsbruck. En Italie, jusqu'en 1848, les Jésuites furent presque entièrement les maîtres de l’enseignement secondaire. Mais, depuis la révolution de 1859, et la formation de l'unité italienne, ils ont reperdu presque tous leurs établissements. En Espagne, en 1820, 1835, 1868, les Jésuites ont subi le même sort; mais à chaque réaction politique, ils ont repris les positions perdues. En Portugal, ils se sont reconstitués en 1829 comme corps enseignant, mais ils furent de nouveaux chassés en 1834. En Suisse, les Pères avaient réussi, à partir de 1814, à fonder plusieurs établissements d'instruction très fréquentés dans les cantons du Valais, de Fribourg et de Schwyz; mais lorsque le canton de Lucerne résolut, en 1845, de leur confier l’enseignement de la jeunesse et que les cantons catholiques s’unirent en une confédération particulière (Sonderbund) pour résister à une incursion des radicaux des cantons voisins, une guerre civile éclata, en 1847, et se termina par l'expulsion des Jésuites de tout le territoire de la Confédération.

Ainsi l’histoire de l'Ordre au xix° siècle est, en ce qui concerne son rôle comme ordre enseignant, une histoire de défaites retentissantes. Après avoir été partout accueillies avec enthousiasme, les écoles des Jésuites sont devenues un objet de crainte et de réprobation pour les gouvernements et pour les amis du progrès et, malgré les réformes introduites par

290 LES JÉSUITES Roothaan, leurs méthodes sont considérées comme démodées et vieillies par les pédagogues. Le fait. seul qu'il y a aujourd’hui partout un enseignement secondaire et supérieur fortement organisé, suffirait à les empêcher de jouer un rôle égal à celui qu'ils avaient avant 1773. Les États et les villes y contribuent avec une ardeur qui ne s’est jamais vue à aucun moment de l'histoire.

Il n’y a qu'une partie de l’enseignement que les pouvoirs publics ont pendant longtemps négligée, l’enseignement secondaire des jeunes filles. Aussi l'Ordre a-t-1l fait de grands efforts pour conserver au moins ce domaine pour l'Église, et pour cela il a favorisé la création de plusieurs congrégations de femmes consacrées à cet enseignement. La plus célèbre et la plus active a été la Congrégation des Dames du Sacré-Cœur ; en 1830, elle comptait 105 maisons avec 4 700 maîtresses et a exercé une très grande influence sur les classes élevées de la société. -

Par son activité scolaire, l'Ordre a accompli réellement une œuvre de mission intérieure dans l'Église, Mais, en même temps, il a continué à s’efforcer de conquérir des provinces nouvelles pour l'Église par des missions à l'extérieur, parmi les païens et les hérétiques. Considérés dans leur ensemble, ses succès sur ce terrain n’ont pas été très considérables. Il n’a réussi à entamer le protestantisme que dans les milieux où le catholicisme est considéré comme une religion plus aristocratique. En Allemagne, c'est peut-être la conversion du duc Frédéric-Ferdinand d'Anhalt-Cœthen (1825) qui a eu le plus de retentissement, mais elle n’apporta guère d'avantages au catholicisme, car le duc mourut sans héritiers en 1830. | à Quelle fut pendant cette période l'attitude de l'Ordre à l'égard des lois qui entravaient son action,

. ou même l’interdisaient expressément? Les respectait-il, ou essayait-il, comme auparavant, de les tourner? On peut répondre à cette question par un exemple caractéristique. Non seulement l'Ordre n’était pas reconnu en France, mais les lois du xvim* siècle, qui l'avaient aboli, subsistaient toujours. Néanmoins il s’organisa en France comme une congrégation indépendante, établit deux provinces, celle de Lyon et celle de France, acquit des biens, en un mot ne s’inquiéta nullement des lois existantes. « Bien qu'on ne vit les Jésuites nulle part, on les sentait partout », disait-on vers 1840. C’est alors qu'ils déclarèrent ouvertement leur existence, et qu’on sut que, dans la province de France seule, ils étaient plus de 200 membres et possédaient des biens-fonds pour près de 2 millions. Sous le second Empire et les dix premières années de la République, ils vécurent sous le régime de la tolérance; ils arrivèrent à compter 1 850 membres, mais sans existence légale, jusqu’à ce qu'’enfin ils fussent dispersés en 1880 par les décrets du 29 mars, sous le ministère Jules Ferry !:

Lorsque le Kulturkampf éclata en Allemagne, les gouvernements confédérés et les partis politiques au pouvoir crurent devoir prendre contre les Jésuites des mesures tout à fait exceptionnelles. La loi d'Empire du 4 juillet 1872 ne se contenta pas de leur interdire, dans son premier paragraphe, tout établissement, toute mission populaire et toute activité religieuse ou scolaire, elle autorisa de plus, par son second paragraphe, les gouvernements confédérés à expulser les membres de l'Ordre s'ils étaient étran-

. 4. La dispersion des Jésuites et la fermeture de leurs maisons, ordonnées par les décrets de 1880, furent de peu de durée. Ce n’est qu’à la suite du vote de la loi sur les associations de 1901 que cette dispersion est devenue une réalité. [N. du T.]

gers, et à leur interdire la résidence dans certains

districts et certaines localités, s'ils étaient allemands. Get article 2 était sans contredit inutile, injuste et impolitique; inutile, puisqu'il accordait aux gouvernements à l'égard des Jésuites étrangers un droit qu'il possède déjà à l'égard de tous les étransers; injuste, puisqu'il refusait à des Allemands l’exercice de leurs droits de citoyens par le seul fait de leur affiliation à un ordre catholique; impolitique, puisqu'il donnait aux catholiques le droit de se plaindre d’être persécutés, et qu'il exprimait une menace qui devait toujours rester vaine. Pour faire sérieusement usage des droits qui leur étaient octroyés, les gouvernements auraient dû commencer par organiser une police secrète sur le modèle nanoléonien. Aussi, lorsque le Conseil fédéral, après des votes répétés du Reichstag, supprima ce paragraphe, le 8 mars 1904, il avait parfaitement raison. La partie essentielle de la loi n’était pas modifiée par la suppression de cette addition inacceptable. Après comme avant, l'Ordre des Jésuites n’est pas reconnu en Allemagne. L'action individuelle des Jésuites, en tant que membres de l'Ordre, reste interdite, et peut être arrêtée en cas d'infraction. C’est là tout ce que l'État peut faire. Il est plus difficile de juger la légitimité d’une mesure très discutée, prise à l’époque où le centre catholique dominait dans le Reichstag : l’ordonnance du ministre prussien de l’Instruction publique autorisant les associations religieuses d’écoliers dans les écoles secondaires de l’État prussien (23 janvier 1904). La crainte que ces associations d’écoliers catholiques, les congrégations d'Enfants de Marie, soient dirigées par les Jésuites, est sans fondement, aussi longtemps que subsiste le premier paragraphe de la loi sur les Jésuites. Mais on peut se demander sl est bon en soi, au point de vue

pédagogique, d'autoriser les associations d’écoliers, même si leur but est innocent et même louable.

De tout ce que nous venons de dire, il résulte que l'Ordre est resté au xix° siècle essentiellement ce qu'il a toujours été : il est un ordre militant; iln’a rien abandonné de son ancien idéal, de ses anciens principes; il n’a rien perdu de sa force originelle d'attraction. En 1906, il comptait presque autant de membres qu'en 1625, à savoir 15564; 4336 pour chacune des assistances de France et d'Allemagne, 3 414 pour celle d'Espagne, 2 804 pour celle d’Angleterre et de l'Amérique du Nord, 1922 pour celle d'Italie. Le fait que l'Allemagne et la France, où l'Ordre ne peut officiellement exister, fournissent encore le plus fort contingent, et qu'un Allemand, François Xavier Wernz, de Rottweil en Wurtemberg, est, depuis le 8 septembre 1906, à la tête de l'Ordre comme général, prouve quel enthousiasme l'idéal de l'Ordre exerce encore sur la jeunesse catholique cultivée de ces deux pays.

Toutefois, bien que l'Ordre n'ait rien abandonné de son idéal et de ses principes, sa situation dans le monde chrétien est toute différente de ce qu'elle était il y a deux cents ans : parmi les pays où 1l dominait autrefois, il n’y a plus que l’Autriche-Hongrie, l'Espagne et la Belgique où il puisse agir librement. Sans doute il a obtenu dans le monde anglo-saxon des États-Unis, en Suède et en Danemark, une sorte de dédommagement pour la perte d’autres provinces. Mais même là où il peut travailler en paix, il ne joue plus le même rôle qu'autrefois. Ce n'est absolument qu’en Espagne et aux États-Unis qu'il tiént une place importante comme ordre enseignant. Comme ordre missionnaire, il ne conserve plus qu’une ombre de son ancienne puissance. De même, ses membres ne font plus beaucoup parler d'eux comme confesseurs,

prédicateurs, organisateurs de missions populaires. Par contre, ils ont attaché une très grande importance

. à leur activité d'écrivains et de journalistes; c'est-à-

dire que leurs armes, qui agissent moins directement, sont devenues plus raffinées, plus intellectuelles. Dans les pays catholiques, les gouvernements et les classes cultivées leur sont presque partout hosiles, et tandis qu'on les traite avec bienveillance en Angleterre et aux États-Unis, c'est-à-dire dans des’ pays foncièrement protestants, ils ont toujours, dans les pays où le catholicisme dominé, à compter avec l'opposition acharnée de la bourgeoisie libérale, et avec les masses socialistes qui font cause commune avec elle sur ce point. Ce n’est que dans la Curie et les partis strictement catholiques qu'ils trouvent un appui sans réserve. Or la Curie, bien que son prestige politique ait un peu diminué depuis la mort de Léon XIII, dirige plus que jamais toute la vie intérieure de l’Église. L'Ordre peut toujours, par l'intermédiaire de la Curie, mettre l'Église entière au service de son idéal et de ses tendances, et il n’a jamais manqué de le faire, toutes les fois que les circonstances le lui ont permis. Aussi longtemps que ce sera lui qui donnera l'impulsion à la Curie, 1l restera une puissance, une puissance contre laquelle toutes les autres tendances dans l'Église auront beaucoup de peine à lutter. Car on ne peut guère le combattre, sans combattre en même temps la Papauté, ni ébranler son influence, sans porter atteinte à l'autorité religieuse de la Papauté, qui le défend et le protège aujourd'hui d’une manière plus efficace que ne faisait autrefois la fees des grandes Cours catholiques.

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