‹ Les Jésuites martyrs du CanadaChapitre 13 sur 39 · RÉCOLTE DE LA FOLLE- AVOLME · texte numérisé non relu

RÉCOLTE DE LA FOLLE- AVOLME

font seicher, et finalement ils le mettent dans des caisses d'escorc» pour l'v conseruer. Ce grain tire beaucoup sur l'Auoine, lors qu'il est cTud; inais estant cuit à l'eau, il renfle plus qu'aucune semence d'Europe.— (Relaiion^'i. 1063.)

Les champs qu'ils cultivent sont remplis de cette espèce de grain. Depuis notre arrivée ils sèment aussi des fèves et des haricots.

Pour les hommes la manière de se vêtir est libre, mais à l'exception dune certaine nation d'Algoncjuins, tous se couvrent, du moins autant que l'exige la décence. Les femmes sont beaucoup plus modestes. Les Huronnes, même dans leurs cabanes, ont toujours un vêtement qui descend de la ceinture jusqu'aux genoux. Les Algonquines sont même j)lus modestement vêtues que les femmes les plus pieuies en Kurope. Leurs vêtements, formant cinq à six palmes ^ en carré, sont ordinairement faits de peaux de plusieurs espèces d'animaux, cousues ensemble. Ils leur servent de couverture pendant la nuit. Sans beaucoup d'art, les femmes emploient aussi ces peaux pour des manches et des bas en hiver. Une seule de nos couvertures suffirait à deux personnes pcndnnt tout un hiver, pour les habiller le jour, et les couvrir la nuit.

Les voyages qu'il faut entreprendre sur des fleuves et des lacs immenses, pour le commerce du castor avec des peuples trèséloignés, sont très-longs et très-dangereux. Ils se font dans

' La palme d'Italie vaut un peu pins de huit pouces.

(le petites l)an]iics (l'c< orcc épaisses comme une pièce de mon naie, et rapal)les (Je contenir au i>lus huit à dix personnes, mais n'en portant ordinairement <|ue trois ou (|uatre. Les Sauvages les gouvernent avec beaucoup d'adresse et presque sans péril.

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