RÉCOLTE DE LA FOLLE-AVOINE
font seicher, et finalement ils le mettent dans dos caisses d’escorce pour l’y conseruer. Ce grain tire beaucoup sur l’Auoine, lors qu’il est crud; mais estant cnit ii l’eau, il renfle plus qu’aucune semence d’Europe.— (Relation», 1663. J
Les champs qu'ils cultivent sont remplis de cette espèce de grain. Depuis notre arrivée ils sèment auss-i des fèves et des haricots.
Pour les hommes la manière de se vêtir est libre, mais à l’exception d’une certaine nation d’ Algonquins, tous se couvrent, du moins autant que l’exige la décence. Les femmes sont beaucoup plus modestes. Les Huronnes, même dans leurs cabanes, ont toujours un vêtement qui descend de la ceinture jusqu’aux genoux. Les Algonquines sont même plus modestement vêtues que les femmes les plus pieuses en Europe.
Leurs vêtements, formant cinq à six palmes 1 en carré, sont ordinairement faits de peaux de plusieurs espèces d’animaux, cousues ensemble. Ils leur servent de couverture pendant la nuit. Sans beaucoup d’art, les femmes emploient aussi ces peaux pour des manches et des bas en hiver. Une seule de nos couvertures suffirait à deux personnes pendant tout un hiver, pour les habiller le jour, et les couvrir la nuit. «