‹ Les Jésuites-martyrs du Canada [microforme]Chapitre 17 sur 73 · RÉCOLTE DE LA FOLLE-AVOINE · texte numérisé non relu

RÉCOLTE DE LA FOLLE-AVOINE

font seicher, et finalement ils le mettent dans des caisses d’escorce { pour l’y conseruer. Ce grain tire beaucoup sur l’Auoïine, lors qu’il est, | crud:; mais estant cuit à l’eau, il renfle plus qu'aucune semence d’Europe.—{(Relations, 1603.)

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Les champs qu'ils cultivent sont remplis de cette espèce de grain Depuis notre arrivée ils sèment aussi des fèves et des haricot.

Pour les hommes la manière de se vêtir est libre, mais à l'exception d’une certaine nation d’Algonquins, tous se couvrent, du moins autant que l'exige la décence. Les femmes sont beaucoup plus modestes. Les Huronnes, même dans leurs cabanes, ont toujours un vêtement qui descend de la ceinture jusqu'aux genoux. Les Algonquines sont même plus modestement vêtues que les femmes les plus pieuses en Europe. Leurs vêtements, formant cinq à six palmes ! en carré, sont ordinairement faits de peaux de plusieurs espèces d'animaux, cousues ensemble. Ils leur servent de couverture pendant la nuit. Sans beaucoup d'art, les femmes emploient aussi ces peaux pour des manches et des bas en hiver. Une seule de nos couvertures suffirait à deux personnes pendant tout un hiver, pour les habiller le jour, et les couvrir la nuit.

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