PO
{1 ul “1 : be
nu RE
disait habiter en grand nombre à l'occident, nous regardâmes leur conversion comme une chose d’une très-grande importance. Voilà pourquoi quelques Pères réformés de l'Ordre Séraphique de Saint François, et quelques membres de la Compagnie de Jésus commencèrent en 1824 ! cette héroïque entreprise ; mais, faute de savoir la langue, ils ne firent que peu de fruits.
Après le départ des Anglais de ce pays, les Religieux de notre Compagnie reprirent seuls ces travaux, et leur donnèrent une forme plus stable en 1634.
Les Français apprirent à connaître les Hurons, non en les visitant les premiers (car leur pays est comme inaccessible à tout Européen) ; mais parce que ceux-ci, ayant entendu parler des vaisseaux français qui venaient chaque année aborder à ces rivages, se décidèrent, pour les voir, à entreprendre ce voyage difficile.
Le premier Jésuite qui monta chez les Hurons fut le Père Jean de Brébeuf. Il s’y rendit en compagnie de deux Pères réformés de l'Ordre de St. François 2 ; mais ayant été pris par les Anglais, il fut ramené en France avec ses confrères. Il obtint de retourner dans la Nouvelle-France avec les premiers Français qui y repassèrent $, et entreprit de travailler à la conversion de ce peuple en compagnie de deux Jésuites et de six séculiers.
Le démon, qui redoutait cet adversaire, mit tout en jeu pour empêcher ce voyage, et il y réussit en effet l’année 1633, malgré les désirs des Hurons, descendus cette année-là pour le trafic, au nombre de sept à huit cents, dans cent cinquante canots #, et malgré les efforts du gouverneur-général du pays
: Ce chiffre n’est pas exact. Le P. Le Caron, Récollet, monta le premier chez les Hurons en 1615, Les Jésuites n’y allèrent qu’en 1626.— Mercure Français.
? Ce fait n’est pas exact. On sait que cette expédition était composée d’un seul Père Récollet, le P. de la Roche Dallion, et de deux ères Jésuites, le P. de Brébeuf et le P. de Nouë.
* Le P. de Brébeuf ne revint au Canada qu'en 1638. Il y avait déjà un an que les Français en avaient repris possession, accompagné des Pères Le Jeune et de Nouëé,.
«* Petites barques d’écorce.