‹ Les jetons de l'échevinage parisien;Chapitre 191 sur 231 · Uni credidit ARMA '''. (Exergue: tG8g · texte numérisé non relu

Uni credidit ARMA '''. (Exergue: tG8g

Je vous ay promis de vous l'aire gravei' les jetions qui ont esté frapez cette année. Je vous liens parole, et je vous en envoyé une estampe, mais il y a une circonstance à remarquer, qui est qu'on n'employé presque plus de devises sur les matières épuisées, parce qu'elles font souvent tomber dans des redites dont le public ne laisse pas de s'appercevoir, quoy qu'elles soient en d'autres termes. Ainsi la pluspart de ceux qui ont esté choisis pour faire ces devises ont résolu de se servir de ce qui sera arrivé de plus considérable et de plus glorieux au Roy dans l'année. M^ de Santeûil, chanoine régulier de S. Victor, dont le merveilleux génie est connu pour tout ce qui regarde les inscriptions, les himnes et les devises, a travaillé celle année pour celles des jetions du Trésor royal et de la Ville. Il s'est servi, pour celle du Trésor royal, du mont Olimpe dont les poètes ont tant parlé, qui porte sa teste au dessus des nuées, et d'où l'on voit des foudres se former plus bas. Jamais le sommet de cette montagne n'est troublé, et c'est cela que les poêles ont feint qu'on y voyoit encore des victimes qu'on y a immolées; et, comme sa tranquillité n'est jamais sujette à estre altérée par le moindre vent, quelques orages, qui paroissent au-dessous de ce sommet, le Roy a la mesme tranquillité au milieu des ennemis qui l'environnent. On voit dans le revers du jetton, pour marquer celte tranquillité, une montagne dont la teste est hors des nuées; et des foudres au-dessous, avec ces mots alentour, tirez de Lucain :

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