PACEM SUMMA TENENT
A l'égard de la devise de l'HosIel de Ville'-', le mesme M' de Santeûil a voulu montrer qu'il n'y a rien de plus glorieux pour le lioy que de voir un nombre infiny de souverains liguez contre la gloire de ce monarque, el qui ne peuvent en souffrir l'éclat.
Les Medes estoient ennemis des Parthes. Ces derniers adoroient le soleil, et les Medes, pour insulter leurs ennemis, tirèrent des flèches contre cet astre, et souvent le dépit de ne le pouvoir atteindre leur en faisoil décocher dans l'eau, où l'image du soleil esloit représentée. M'' de Santeûil a pris le corps de sa devise sur la folie de ces peuples, qu'il a fait voir dans le revers du jetton, avec ces mots:
SECURUS AB ALTO.
Rien n'est mieux imaginé, ne marque mieux la grandeur du Roy, et ne peut faire voir plus
''' Voir les jelons de la Ville de Paris sous la Pi'évôté de M. de Fourcy. — '-' Idem.
cliiiicmenl (ju(! les Iraits que ses ennemis ducoclieul contre liiy feront aussi peu fleilel que C(,'ux que les !\Iedes dardoienl contre le soleil, et contre son image.
J'ajouleray icy l'explication du jetton des galères, dont la devise a esté faite par M' (iautliiei'. C'est un aiglon qui porte la foudre avec les mots d'Ovide :