CELEBRANT POST BELLA TRIVMPHOS
et dans I evergue : idSo. Les canons et l'arlillerie, pendant la guérie, servent à réduire les places, el on s'en sert dans la paix à pniilier i(>s lriom|ilics des vicloiieux.
PoLR LES États de Boirgogne.
On voit les armes de Bourgogne dans la face droite. Ces mots sont autour ; COMITIA BVRGVNDKE, et dans l'exergue : 1680.
Le revers l'ail paroisire un olivier, qui est le symbole de la paix. Il est tout chargé di; fruits, comme prest à les donner. On doit entendre de là que la paix nous mettra bientôt dans l'abondance. Ces paroles qu'on lit autour nous font connoistre ce qu'on en doit espérer: OPIBVSQVE JVVABO.
PODR LES NOTAIRES.
Un cadran à tout stile, avec ces mots: LEX EST QVODCVMQVE NOTAMVS, el dans rex(;rgue : Conseilleis-lSolavres , Gardeiiotes du Roy, 1680.
•298 LES JETONS DE LEr.llEVIXAGE PARISIEN.
Doux mains (|iii se joifriii'iil on signe ilc l'ov sonl tlans le revers, el tout autour: PER NOS TVT.A FIDES. Oite devise a esié ciioisie |iar les noiaires. Elle leur roiivienl très-bien, puisque leurs artes sont aulant île loix, el ([ue e'est par eux que la lidélilc' publiijue est conservée.
Les aimes de M. le (irand- Prévost l'ont la fiire droite, avec ces mots tout autour: I. DV BOVCHET. .MARQMS DE SOVRCHES. GRAND-PREVOST DE FRANCE.
Un l'oclier que halent les venis et le tonnerre compose ie revers de ces jetions. Ce seul mol est au-dessus: FRVSTRA, pour faire voir que les criminels espèrent en vain d'échaper à la justice, puisque toutes les précautions qu'ils [)rennent poui- se mettre à couvert de la rigueur sonl inutiles contre les soins de M. le Grand-Pre\osl.
(Mercinv i;(ilanl, année i 680 . mars, t. I , p. 1 .j(j-i 6'i. )
IGSl.
JETONS
Au lieu d'une nouvelle iMiigme eu ligure, qui n"a pu esire preste ce mois-cy, je vous donne les nouveaux jetions de celte année dont j'ay ramassé la plus grande partie selon ma cotilume. Comme la curiosité qu'on a de voir ces jetions n'est que pour les devises, j'ay fait seulement graver les revers'''. Ainsi la médaille du milieu ne vous fait point voir le portrait du Roy qui est d'un costé. Celle nn-daille a esté l'aile en \llemngne. Vous voyez dans son revers une épée, un liouclier cl une coiiie d'nlioMdiuice . a\ec ces mots: S\'B CLVPEO, FERRO ET AVRO. Au-dessous esl la ligure de la France, (|ui lieu! dune main celle de la justice, environnée de serpens, doni ell(^ l'orge une |ialme sui" une encluiue, avec ces pai'oles: P.ACEM PRVDENTIA CVDENS. Dans le lointain, on découvre une inlinilc' de guerriers qui se retir(>iil. ce qui fait voir que le Roy, par la force, ])ar l'ahondanci' de lnutes choses el par sa grande conduite, a contraint un nombre presque infinv d'ennemis à recevoir la paix qu'il nous a donnée.
Les dix ni(!dailles qui environnent celle du milieu, dans l'ordre du chiffre, sonl de M" Charpentier, l'abbé Tallemant le jeune et (Juinaiit. Ions h ois de l'Académie française. M. Charpentier a l'ait la ([uatrième, M. l'abbé Tallemanl la i)reniièi(', la troisième el la sixième, et M. Quinaul la huitième.
La première est jiour le Trésor royal. Ou v voit un aipieduc, avec ces mots; \EH1T, NON SER\ AT. L'aqueduc ne sert qu'à porter les eaux qui coulent sans cesse et ne s'y arrestenl jamais. Le Trésor royal de mesme esl le lieu par on passent conlinnellement les revenus du Roy, qui sont incessamment enqiloyez aux besoins de l'Etat et ])our les récompenses des bons sujels de Sa Majesl(\
■'' \oii- hi pliiMclic du MciTUic ijiilanl.
La seconde est pour la Heyne. On y vuil une couronne au-dessus du soleil, avec tes mois: HyEC E PLVRIBVS VNA. Selon Salomon, la l'ennue, cjuand elle a de la sa|[esse, esl la couronne du mary.
La troisième a esl('> l'aile poui' AI""' la l);ui|iliiiH'. I'>ilc i-eprésenle la couronne d'Ariadné telle qu'on la voit au Ciel panny les constellations. Ces paroles sont autour : NOVVM DECVS ADDITA CQELO. Ariadné fut ainu'e de Bacclius, lils de Jupiter, t|ui l'épousa el (jui lit mettre sa couronne au nond)re des constellations. Cela convient admirablement à M'"'^ la Daiijjliine qui a épousé le digne fils de Loeis le Grand et qui, par sa naissance et ses rares qualit'/.. a mérité de se voii' placée dans la pins auguste Famille du monde.
La qualriènu- esl [)our la marine. Elle nous lait voir un phare que la mer enliuire, a\ec du feu allumé en haut et ce commencement de v.ms : PER SCOPVLOS DAT TVTVS ITER, pour faire entendre (|ue la prudence de Sa Majesl(' est un pliare qui a conduit le vaisseau de i'Elal en seùrelé au milieu des périls dont nous l'avons veu euvironni-.
La cinquième esl pour l'artillei'ie. Ci^ sont des caimns démonlez et ipii n'ont point d'occupation, avec ce deniy vers de Virgile: DEVS NOBIS H^EC OIIA FECIT. Rien ne marque mieux le bonheur dont nous jouissons par la paix que Sa Majesté nous a donnée.
La sixième est pour les bastimens. On \ découvre un aigle dans son aire, avec ces paioles : DOMOS NON AD OTIA. En aigle hAlil son nid avec soin el le rend le plus ronimode (pi'il peut, mais ce n'est pas pour v demeincr oisd'. Il s'occupe incessamment à la chasse, où il exercir sa l'orce contre d'autres aniniau\. Ainsi le Roy lait bàlir de magnifiques palais pour luy et loute sa cour, mais son cœur se jiorle à des pensées Lien plus nobles. Il esl, sans cesse appliqué à gouverner son Etal, à prévenir les desseins de ses ennemis, et il n'y a |)()int de nmmenl où il ne veille pour l'inléresl de sa gloire et pour le bien de ses peuples.
La septième est pour l'ordinaire des guéries; c'est un soleil dardant ses ravoiis sur des lys, avec ces mots : HOC LVMINE FLORENT. Tout le monde sçait (pie la France doit au lioy le haut point de gloire où elle est montée.
La huitième est pour les parlies casuelles. C'est une aiici'e environnée de ces mois: SALVS PERITVRIS. De mesme (pi'uiie ancre sert à samer ceux ([Lii, eslant piesis de donner contre un écueil , sont en danger de périr; le droit annuel ([ue les olliciers de ce Royaume |)orleiil aux Parlies Casuelles conserv(! les charges (ju'ils pcrdroient sans ce secours.
La neufvième est pour les pouls et chaussées. Ce sont deux arches avec ces mots : EDVXIT ME DE LVTO FECIS, pour l'aire entendre que les chaussées ([u'on élève dans les chemins bas et enfoncez en rendent partout le passage aisé.
La dixième est pour la \ ille ' . C'est un navire avec ces paroles : VNDE OMNIA REGIMEN. La Ville nous fournil tout ou nous fait tout fournir. On n'a |)u me dire le nom de ceux (jui onl inventé cinq de ces médailles. Elles onl esté gravées jiar AL\1. Cliéron el Loii'. Il y en a deux (jui ne le sont point encore el (}ue je vous enverrav le mois prochain. Ce sont les galères el l'extraordinaire de la guerre'-'.
[MnTiii-e iniUint , aijin'-o iGSi. jiiinioi'. p. .loç) et siiiv. )
JETONS
La surprenante diversité de jetons (ju'oii l'ait tous les ans dans le Itoyaunu- marque la
''' \1. de l'oniinereu étail encore Prévôt des '"' Le re'dncleur du A/eir(«e g-n/roinva pas tenu
iiinrchands. sa promesse.
300 LES JETONS DE i;ÉCHEVlNA(;E PARISIEN,
ijuissanco et la gramleur de TElal. Le seul Trésor royal en distrilnie viiijr|-si\ mille darijeiil et sept cens d'or. On fait largesse de tous les autres à proportion; et, ('onime il s'en fabriqui! de plusieurs sortes, on peut dire que le nombre monte presque à l'infiny. La France seule est capable de soutenir une de'pense si souvent l'éilérée, et elle est aujourd'buy la première de toutes les nations, comme son Roy en est l'admiration et l'e'ionnenienl. Je viens à une description particulière de cbaque jeton, selon l'ordre de la planche que je vous envoyé gravée et cliiiïrée à mon ordinaire. Vous n'y trouverez que les revers. Il seroit inutile de faire graver |)lusieurs lois le portrait du Roy, puisqu'il occupe ia face droite de ))resque tous les jetons et que (failleurs j'en ay donné de beaucoup plus grands dans des médailles, et, par censé :juent, plus ressembians, ce que l'on fait graver en petit n'ayant jamais toute la ressemblance qu'il faut pour bien représenter un inonnnpie ([ui n'a jamais eu d'égal.
TllKSOn IlOYAL.
Le Roy est représenté à la face droite d<' ce jeton, et au revers on voit un palmier et ces mots autoui': COLITVR IN TRIVMPHOS, pour marquer que ce grand amas de finances ne se fait que pour la grandeur de Sa Majesté. On lit dans l'exergue: jErar'mm Rcg'nim, mdi.iawu. Cette devise est de M. Charpentier, de l'Académie françoise, el ia graveure de M. Roltier.
AISON DK L\ REVNR.
Le portrait de la Revue occupe la lace di'oite. On voit an revers un autel avec un saciilice. (les mots soûl autour : H.-tC JLLIVS ARMA, 1682, pour l'aire connoistre que. lors(jne leRoy combat, cette jiiiiicesse implore les grâces du Ciel au pied des autels. M. (jbéron a gravé cette devise, ([ui est de M. de la Périère'''.
MaISOV I)K \rM)AMK I. ^ IIU.I'IIIXK.
Cette princesse se voil d"uu cosié. et un oranger est leprésenté de l'autre. Ces |)aroles sont autour: AVREA DABIT, 1682. On a voulu faire voir |>ar là que, connue cet oranger promet des fruits, on espère (pu", la grossesse de iVl"" la Dauphiiu; continuant, elle donnera d'benreux fruits de son mariage.
POUK LES BASTIJIENS.
On voil au revers du [)orti'ail du Ro\ le soleil .tm'c ses {\t»\7.v niaisoM>. et ces mots autour : DECVS ALIJICIT HOSPES.
Cehnj qui les mcupc ni fiiil litiilr la ijloive. On lit sous l'exergue : .lùlif. Rcgia.
''' Les ilevisos (les jelons n'élnieiit pas exclusivenieut composées pni' !' Acndéniie des inscriptions.
PoiR LES PARTIES CASUELLES.
Plusieurs [javots soiil au revers, et les paroles suivantes sont autour : PLACJDOS DAT DVCERE SOMNOS, re qui marque que, comme les pavots donnent un sommeil tranquille à ceux qui en prennent, on peut de mesme dormir en repos après ([u'on s'est acquitté du droil annuel pour la conservation des chai'ges qui sont obli|fées de le payer. L'exergue est rempiy des mots suivans: Jus anmiœ jjoiisinnis coiicessum. m dc i.ï\ \n. La devise est de M. Cliarpenlier el la graveure de M. le F<'rme.
Pour la chamrre ai :\ deniers.
Le revers représente un soleil qui pénètre de ses rayons un verre (aillé à taceles. Ces |)ai'oles sont autour : ORDINE DISPENSAT DIVERSO, pour l'aire voir qu'encor que le soleil n'pande de ses rayons en [)lusieurs endroits de ce verre à cause de ses lacetes, il ne laisse pas de le pénétrer avec une égalité remarquable, ce qui se pratique ordinairement en la distribution des deniers des njenus. On lit dans l'exergue: Chambre aux deniers, 168-2. Ce jeton est gravé par AI. Loire.
Pour L'EVTiiAunnixviiiE dks i.ieures.
On voit au revers un soleil brillant et sans nuages, el autour: ET FVLMEN SINE NVBE PARAT, pour l'aire connoistre que le Roy estant au milieu de sa Cour et luy faisant préparer de nouveaux divertissemens, se rend de Fontainebleau à Strasbourg. On lit sous l'exergu(; : Extraordinaire des guerres , 168 a. Cette devise est de M. de Santeùil"' et la graveure de M. Germain.