‹ Les Jeux de DieuChapitre 13 sur 36 · Raviva, ou plutôt remit en bonne voi.>. en bon chemin · texte numérisé non relu

Raviva, ou plutôt remit en bonne voi.>. en bon chemin

La nouveauté de ce symbole de foi étonne Quentin. Ses doutes, le pape les combat; il vient à bout des résistances intérieures aux dogmes qui ne se discutent pas, qu'il faut admettre sans les comprendre.

Pour conclusion il fault doncques ToQttîroire sans tout percevoir ,

dit Quentin qui secoue toute hésitation. Ils croient; l'eau sainte du baptême les a régénérés. Ce sont des hommes nouveaux. Ce ne sont plus des hommes, mais des apôtres, des envoyés de Dieu. La scène alors conquiert les plus hautes proportions. Le poëte s'est inspiré de la majesté simple et touchante de la situation. Son style a grandi à la hauteur de son sujet.

Le Pape. EnfFans, quant nostre Dieu Jhésus

Réduit le monde et l'avoia '

Ses douze apostres envoia

Par les pais convertir gens.

Vous estes douze, fors et gens,

Quej'enverroy pareillement

En Gaule, pour totalement

Destruire les faux ydolastres

Qui là font temples et enclastres.

Pour les réduire en droite voie.

Put. Nous sommes en vostre habandon.

Le Pape Balliés leur mallette * et bourdon.

Sisinien et Ciriarque

Mes biaux enffans, je vous envoie Comme brebis entre les leux Ravis', dentus et familleux.

Soyez simples que coulombeaux

Saiges que serpents

Son vous dogabe ou son vous traiste Par martyre ou aultre desroys, Souffrez tout, car le roy des roys Souffrit mort quant en croix fut mis.

Si priés pour vos anemis, Vous acquerrez félicité.

QuE.NTiN. S'il plaict à vostre sanctité.

Père saint, et s'il vous agrée, De vostre main digne et sacrée, Serons bénédictionnés, Que ne soions passionnés De vilaine temptation.

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