Raviva, ou plutôt remit en bonne voi.>. en bon chemin
La nouveauté de ce symbole de foi étonne Quentin. Ses doutes, le pape les combat; il vient à bout des résistances intérieures aux dogmes qui ne se discutent pas, qu'il faut admettre sans les comprendre.
Pour conclusion il fault doncques ToQttîroire sans tout percevoir ,
dit Quentin qui secoue toute hésitation. Ils croient; l'eau sainte du baptême les a régénérés. Ce sont des hommes nouveaux. Ce ne sont plus des hommes, mais des apôtres, des envoyés de Dieu. La scène alors conquiert les plus hautes proportions. Le poëte s'est inspiré de la majesté simple et touchante de la situation. Son style a grandi à la hauteur de son sujet.
Le Pape. EnfFans, quant nostre Dieu Jhésus
Réduit le monde et l'avoia '
Ses douze apostres envoia
Par les pais convertir gens.
Vous estes douze, fors et gens,
Quej'enverroy pareillement
En Gaule, pour totalement
Destruire les faux ydolastres
Qui là font temples et enclastres.
Pour les réduire en droite voie.
Put. Nous sommes en vostre habandon.
Le Pape Balliés leur mallette * et bourdon.
Sisinien et Ciriarque
Mes biaux enffans, je vous envoie Comme brebis entre les leux Ravis', dentus et familleux.
Soyez simples que coulombeaux
Saiges que serpents
Son vous dogabe ou son vous traiste Par martyre ou aultre desroys, Souffrez tout, car le roy des roys Souffrit mort quant en croix fut mis.
Si priés pour vos anemis, Vous acquerrez félicité.
QuE.NTiN. S'il plaict à vostre sanctité.
Père saint, et s'il vous agrée, De vostre main digne et sacrée, Serons bénédictionnés, Que ne soions passionnés De vilaine temptation.