‹ Les jeux rustiques et divinsChapitre 105 sur 117 · ODELETTE XI · texte numérisé non relu

ODELETTE XI

Chante si doucement que j'entende A travers ta voix d'autres voix, Sa tendresse sera plus tendre Si tu cueilles en une l)ranche Le murmure de tout le bois.

Ecoule, cette vague m'apporte L'écho lointain de toute la mer, Et sa rumeur profonde et forte Déferle toute en ce bruit clair;

Ton pas, sur le seuil de ma porte.

Sandales d'or, talon de fer,

— Que la corbeille que tu portes

Soit de jonc noir ou d'osier vert,

Pleine de fleurs ou de feuilles mortes

Ton pas sur le seuil de ma porte

C'est la Vie et toute la Vie

Qui entre et marche dans ma vie.

LA CORBKILLE DES HEURES HVÏ

Sandale souple ou talon lourd.

Douce ou farouche, Et le baiser nu de sa bouche Est ttnit l'Amour.

2(;2 LES JKLX KUSTIQLES ET DIVINS

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