‹ Les jeux rustiques et divinsChapitre 106 sur 117 · LE FARDEAU · texte numérisé non relu

LE FARDEAU

l'ose le glaive lourd et la flûte faussée,

Et qu'au thyrse rompu que tu jettes au vent

Le double serpent d'or se noue en caducée.

Assieds-toi. L'heure passe où tu marchas vivant

Vers le rebelle Amour et la Gloire furtive;

Et la pourpre de l'aube est cendre à son couchant.

Regarde les roseaux trembler sur l'autre rive Du fleuve où ton retour a lavé ses pieds nus, Car l'eau coule entre toi et la berge plaintive.

D'autres y cueilleront, qui ne sont pas venus. L'éloquente syrinx pour éveiller par elle Un immortel écho qui ne se taira plus.

D'autres aussi viendront vers la gloire cruelle Avec le glaive haut de leur jeune désir; Mais le laurier souvent ombrage l'asphodèle.

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