INSCRIPTION SUR UNE PORTE FERMEE
L'arc de pierre sculpté darines et de victoires Par où passe en manteau de pourpre ma Mémoire, Ea grappe qui ruisselle entre les mains fermées, Mon orgueil qui se laure aux veines d'un camée Ou sur le bronze avec l'exergue des médailles; Le matin doux après le soir de la bataille; Le promontoire haut d'où l'horizon est clair, Le port, la proue avec l'écume de la mer ; Le char qui roule, les chevaux cabrés au vent Sur les jarrets et les deux sabots en avant; Les cygnes parmi les cyprès, les femmes nues, Les châteaux d'or rêvant au fond des avenues, La douceur du ciel bleu reflété dans les eaux; Le grand bûcher d'érable où l'on brûle les os, Et les torches et les th3a'ses parmi les glaives ; Le pas sur la prairie ou le pas sur la grève, La main au gantelet, le pied à l'étrier, La torsion autour des tempes du laurier
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J^t à l'aube le cri des trompettes de bronze ?se valent pas jadis ton sourire dans l'ombre !
AKETIIISK
EXORDK
Hue le vent de la Mer, ô Voyageuse, torde
Ta chevelure, moi, sur la grève j'accorde
La voix de ma mémoire à ce qui songe en elle;
C'est l'absence aujourd'hui qui t'a faite éternelle,
Douce Ombre que je vois assise sur le sable,
Pour toujours, souriante à l'heure impérissable;
l''t je te chanterai en face de la Mer,
Vin mon àme, d'un ciiant à jamais grave et clair.
En souvenir des pierres vives du collier,
Et, note à note, tu les verras scintiller :
Le rubis qui s'embrase à la topaze chaude
Ou, aigre dans sa fièvre verte, l'émeraude,
Le diamant et, grasse, l'opale qui tremble.
Car, pasteur curieux des sons qui leur ressemblent,
Mystérieusement, dans l'ombre, je dédie
Les sept trous de ma flûte à tes sept pierreries !
J.ES JEUX RUSTincnS F.T DIVINS