‹ Les jeux rustiques et divinsChapitre 14 sur 117 · LA SAGESSE DE L'AMOUR · texte numérisé non relu

LA SAGESSE DE L'AMOUR

Avant d'être de ceux qui marchenl vers la Nuit,

0 toi qui fus l'enfant que sa jeunesse a fui

Et qui, grave, t'assieds déjà, debout hier.

Ecoute encor, avant les fifres de l'Hiver,

Les flûtes de TEté qui chantent dans l'Automne;

L'heure tendre là-bas embrasse l'heure bonne.

Et, quand le chant se tait, au loin, tu peux entendre

Ce que le bel Août dit au calme Septembre

Et ce que dit ta joie à ta mélancolie.

Le fruit qui va mûrir avec sa branche plie;

C'est de la brise, hélas! que sort le vent farouche,

^Liis la brise et le vent s'endorment bouche à bouche

Aujourd'hui et le bois est vert et le soir tombe,

Et les flûtes dans l'ombre appellent les colombes,

Et l'Eté chante encor aux lèvres de l'Automne;

Le jour sera meilleur si l'aurore fut bonne;

Le soir est plus charmant lorsque l'âme est plus douce ;

Le sourire fait une rose de la bouche;

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J^a tresse dénouée est une clievtlure; D'avoir été fontaine une eau reste plus pure. Aime et que sur tes pas les étoiles aient lui Quand tu seras de ceux ([ui marchent vers la Nuit.

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