‹ Les jeux rustiques et divinsChapitre 97 sur 117 · ODELETTE VII · texte numérisé non relu

ODELETTE VII

Je ne dirai de loi ni chanson

Grave d'amour ou sourde de haine,

Ni la bouche

Chère à l'amour

Et douce à la haine,

Ni tes seins, ni le frisson

De tes cheveux, ni la fontaine

Où, bouche à bouche,

Tu riais la douceur à loi-méme,

Ni ton nom

A l'écho même.

Les épines percent la haie,

A la fleur survit la baie;

La terre croule

Le long des talus de la roule;

Il a plu sur l'élang et sur la roseraie.

Le chemin passe entre deux haies,

L'écho bégaie,

Un agneau broute,

Quelqu'un chante en tressant l'osier dans l'oseraie.

Oui, c'est un peu l'automne,

Déjà,

Et rien de plus;

La terre lourde croule aux talus,

(Quelqu'un chantonne

En travaillant dans l'oseraie...

Le chemin passe entre deux haies...

Il n'y a l'ien de plus que cela,

11 n'v a rien d'autre que cela.

Un jour passé et toi, le ciel, la terre, l'eau

Et cette route qui va là,

Et cette berge où je suis là

Auprès de l'eau.

,i:s .11 ux ki;sii()i;fs i:t divins

Page 1