‹ Les joies de l'heureChapitre 11 sur 32 · LE VERS LIBERE · texte numérisé non relu

LE VERS LIBERE

Quel étrange vocabulaire !

Le vers français, noble et sacré De Chénier ou de Baudelaire, Devenant forçat libéré !

Forçat, soit ! bien que je le nie, D'ailleurs, cela le gênait peu D'avoir la marque du génie, Imprimée en signes de feu.

Il la portait sur son épaule, Et combien il avait raison De se contenter de ce rôle Et d'être fier d'un tel blason.

Libérez-le, qu'on le libère!

Il daigne accepter cet affront...

Mais que votre amour impubère Mette des roses à son front.

Imaginez une couronne, Si belle qu'on puisse oublier Le vieux nimbe qui l'environne Et qui n'est fait que de laurier!

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