‹ Les joies du foyer; comédie en trois actesChapitre 16 sur 101 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

LE BARON

Au fait, vous ne savez pas... vous étiez à Nice... J'ai dételé !

DE GÊRIGOURT.

Vous?

LE BARON

Moil

DE GÊRIGOURT,

Qu'est-ce que vous me chantez là?

LE BARON

Je vous ferai d'abord observer que je ne ahante pas, ma mémoire n'ayant pas encore besoin...

DE GÊRIGOURT.

Ce n'est pas ça que je veux dire!... Voyons, ce n'est pas sérieux, hein?

LE BARON

C'est tout ce qu'il y a de plus sérieux I

DE GÊRIGOURT.

Allons donc!...

Plus de Cercle I

LE BARON

Allons donc!... allons donc I...

LE BARON

Plus de soupers!

DE GÊRIGOURT.

Allons donc ! allons donc! allons donc S

LE BARON

Plus d'amour I

DE GÉRIGOURT.

Plus d'amour?

LE BARON

Je me suis rangé, moitié par hygiène et moitié par raison. Pascal a écrit... vous avez lu Pascal?

DE GÉRIGOURT.

Est-ce qu'il est du Cercle ?

LE BARON

Non!

DE GÉRIGOURT.

Du reste, je ne lis jamais de romans \

LE BARON

N'insistez pas!... Eh bien, Pascal a écrit : « Le seul avenir est notre objet. »

Je ne comprends pas.

LE BARON, le faisant asseoir sur le canapé et s asseyant à côté. •

Vous allez comprendre. Il arrive un âge, mon cher, où il faut songer à ses vieux jours.. .

DE GÉRIGOURT.

,Ah ! non ! Je ne tiens pas à songer à ca. Ça m'embête!

LE BARON

Je ne vous dis pas que ce soit amusant I

DE GÉRIGOURT.

Ah ! ça, mais ça vous a donc pris comme ça tout d'un coup?

LE BAKON.

Ça m'a pris une nuit, il y a trois mois, en sortant du Cercle... Je poussai un cri.

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