Les jolies actrices de Paris
Ce volume — remarquez que je ne dis pas ce livre, — parut dans le courant de 1868, il y a dix ans révolus : je me trompe, il y a un siècle !
En ce temps-là, nous n'avions encore pàti ni des Prussiens, ni de la Commune^ ni de bien d'autres gens, ni de bien d'autres choses dont il me paraît sage de ne point prononcer le nom, atin de ne pas désobliger ceux qui les aiment.
Napoléon III régnait aux Tuileries, Hervé aux Folies-Dramatiques et Hortense Schneider aux Variétés.
Le monde politique s'occupait surtout de la calotte de velours de M. Emile OUivier et de li culotte de Casimir de M. Alfred Darimon, si bien que M. de Tillancourt, — lequel donnait déjà du fil à retordre à
Hamburger, — s'en allait répétant qu'entre ces deux hommes d'Etat il n'y avait que la différence de la première syllabe du vêtement de celui-ci avec la première syllabe de la coiffure de celui-là.
On inaugurait, sous le patronage du Prince-Impérial, un théâtre populaire et équestre derrière le Chàteau-d'Eau. L'Empire libéral permettait aux choristes du Châtelet d'entonner, au dénouement du Vengeur, trois vers et demi de la Marseillaise. Un journaliste, reconnaissant envers certain président de chambre, entrait chez un pâtissier et demandait un Delesvaiix :
— Un Delesvaux , qu'est-ce que cela?
— C'est un gâteau bourré d'amandes.
L'Opéra jouait Hamlet avec Christine Niisson. L'OJJon donnait le Roi Lear avec une petite actrice maigre qu'on ne connaissait guère que par l'incendie de son mobilier et qui s'appelait Sarah Bernhardt. L'Opéra-Comique montait trois actes qui devaient être le dernier jour de gloire d'Auber et le '.( premier jour de bonheur « d'un jeune ténor toulousain, passé inaperçu jusqu'alors entre madame Galli-Marié et mademoiselle Marimon. Un autre jeune homme, qui était blond, qui était fluet, qui était timide, se présentait à un directeur de la banlieue, lequel s'empressait désengager sur son maintien modeste, correct et réservé, et lui adressait cette question :
— ()ucl nom prciidroc-voLis sur rafliclic ?
— Celui que vous voudroc, monsieur.
— Eh bien, Daubraj", ça vous va-i-il ?
— Tout de même : va pour Daubray !
A rAthéncc, où l'on avait sifflé à outrance le Pctit- Poucct, des paroliers Leterrier et Vanloo, l'on applaudissait — non moins à outrance — Pleur de Tlié, du musicien Lecoq, à qui Ton commençait à reconnaître le don de me'Iodic facile et agréable. Horten^c Schneider créait la Pcrichnlc aux Variétés. Anna Damiens, femme Judic depuis dix-huit mois, paraissait dans ceci ou dans cela au Gymnase. Louise Piccolo n'avait encore révélé qu'à Delaage, — sur le marché aux fleurs, derrière la Madeleine, un dimanche en sortant de la messe do midi, — son furieux désir de figurer ailleurs que derrière le comptoir de madame sa mère, ou pavillon de THorloge aux Champs-Elysées. Un homonyme de M. Mounct-6'?///r écrivait aux journaux qu'il n'entendait point être confondu avec ce débutant obscur.
En ce temps-là, pareillement, il y avait une révolution en Espagne, un incendie aux Halles-Centrales et un duel, je ne sais où, entre le banquier Jecker et le publiciste Odysse Barot. Le rire largement fendu du Melon de Gill, dans V Eclipse, faisait secouer au parquet les oreilles d'âne de Bottom. Arène qualifiait Pipe-
en-Bois : «La vieillesse des Ecoles. y> On disait de Victor Noir, qui revenait de Rade avec Albert Woltï: a C'est le ^ea/7^ responsable du Pilori. » Vallès effectuait, bras dessus bras dessous avec Monselet, sa troisième ou sa quatrième rentrée au Figaro. Rochefort publiait la Lantet'iie . Polo inventait Humbert, qui avait inventé Boquillon. Lockroy fondait le Diable à Qiiatre avec Villemessant. Verm.ersch semait un peu partout de charmants vers qui ne rimaient point, et Marotcau parlait déjà d^aller mourir dans le midi.
Détouche, un brave garçon, se jetait dans un puits faute de domicile avouable. Les Pompiers de Nanterre rapportaient dou:[e mille francs et quelques centimes à MM. Philibert, Burani et Antonin Louis. On chantait dans une revue :
Au casino de Hombourg,
Leblanc se désole :
Sans nul espoir de retour
Son magot s'envole !
Pourtant B... l'avait quittceavant son départ. Tout- Paris s'encourait au boulevard du Temple applaudir Blanche d'Antigny sous la peau de mouton de Frcdégonde et au boulevard des Capucines admirer mademoiselle de la Périne dans son kiosque du Grand- Hôtel. Miss Addah Isaac Menken mourait, misérable, dans un coin. The Earl gagnait le Grand-Prix de
Lonychamps, et Maiio-Kosc pcrilaii sa chienne Tiia. L'animal c'i^arc ciait attichc jusque sur les murs de l'Hôtel-de-Villc. M. de X..., Fayant retrouvé, le ramenait à sa maîtresse :
— Eh bien, lui demandait-on, avez- vous touché la récompense promise?
— Oui, mais l'athchc portait : une recompense... honnête !
En ce temps-là toujours, Lcontine Massin figurait dans un procès qui n'était point celui de la souscription Baudin. Un municipal manquait d'étrangler un spectateur qui avait chute mademoiselle Silly dans une « imitation » de Schneider^ à la Porte-Saint-Martin. Enhn^ au foyer du Gymnase, un quidam disant qu'il n'aimait point les plantes grasses, une « petite amie » s'écriait :
— Vous êtes dur pour Blanche Pierson !
Voilà à peu près ce qui se passait — que tout cela est loin de nous, bon Dieu! — à l'époque où fut éditée cette a première série n des Jolies actrices de Paris.
Les camarades et le public lui montrèrent patte
blanche. Elle eut dans le Petit Journal les honneurs d'un premier-Timothée et ceux d'un preniier-Révillon dans la Petite Presse. Jules Janin^ lui-même^ le maître sur tous, ne dédaigna point de lui consacrer quelques lignes d'une bienveillance insigne. Seul, Barbey d'Aurevilly, — un maître aussi^ celui-là^ — me reprocha de n'avoir pas attaché à ma plume les lanières sifflantes du terrible chat à neuf queues. Il est vrai que mes portraitillons faisaient une pâle figure auprès des écorchées-vives qu'il venait justement d'accrocher dans la Veilleuse, ruisselantes de sang et de larmes, ainsi que Marsyas à l'arbre dWpoUon.
Maintenant on s'informera :
— Pourquoi cette réimpression ?
Tout simplement parce que l'ouvrage ne se trouvait plus en librairie et qu'en achetant la «deuxième série,» nombre de bibliophiles et de collectionneurs manifestaient le désir de posséder la « première. »
Et puis, parce qu"il m'a semblé que le lecteur parisien jetterait volontiers un regard en arrière sur ces physionomies qui Tout charmé jadis, auxquelles il a souri, qu'il a aimées peut-être, et qui, maintenant, estompées par la vapeur de l'éloignement, s'eflfacent ainsi que les roses des pastels sous la poussière des années.
Hélas ! de combien de ces pastels il ne reste plus que le cadre!...
151anchc d'Aiiligiiy, la bonne tille, est morte sur le lit banal d'un hôtel qui n'ctait plus celui du faubourg Saint-Honore; mortes aussi Blanche Baretti et Marie Cico ; mortes Pâquerette Kid et Judith Ferreyra ; morte Delphine Marquct ; mortes, perdues, oubliées, éteintes en province, cette Tautin et celte Tostée qui avaient tait la pluie et le soleil aux Bouffes !...
Adelina Patti s'est mariée, puis démarice, histoire de donner un démenti au retVain populaire :
Tu ne l'auras pas, Nicolas !...
Christine Nilsson ne chante plus, chez nous, que pour lesgrosbonnetsdelatinance; Suzanne Lagiera disparu, après un cchec au Gymnase dont elle a, pour se consoler, vingt ans de succès éclatants ; Marie-Rose apprivoise les dollars ; Juliette Clarence crie : « T'z'i'c Leroy! » en Italie; Milia plante ses choux à Villiers-le-Bel ; Anna Debonne tient la maison d'un auteur dramatique arrivé; Honorine a joué les duègnes à l'Ambigu, — et Emilie Defodon s'est évaporée au diable-vauvert, après avoir été, devant les tribunaux, l'héro'ine d'un de ces mélodrames comme elle en représentait naguère à la Porte-Saint-Martin...
Mais les autres, où sont-elles? Où les Mariani, les Manvoy, les Gennctier, les Crénisse ? Où les Delval, les
Lovely, les Géraudon^ les Ahingdon? Où les Martine, les Vernet, les Cellier, les Theric? Où les Thèze, les Baron, les Kèller et les Gervais ?. . .
On prétend qu'avec les vieilles lunes on fabrique des étoiles neuves...
Oui, mais que fait-on des vieilles étoiles ?
... Puisque j'en trouve l'occasion, qu'il me soit permis de remercier ici ceux de mes confrères, — et, en particulier, MM. Francisque Sarcey, (>harlesMonselet, Philibert Audebrand, Jules Claretie, Armand Silvestre, Léon Bienvenu, — j^en passe et des plus indulgents, — qui, aimant le théâtre comme Montaigne aimait Paris, ont accueilli sans trop de rigueur ces figurines en déshabillé de ruelle.
Ceux-là ont compris qu^à côté des travaux de la critique autorisée, étudiant, appréciant le talent, la vie, rinfluence de ces princesses de la rampe, — les Mars, les Dorval, les Rachel,les Georges, les Déjazet, les Desclée, honneur de la scène française, — il y a une place pour la chonique caillette racontant les « belles- petites » qui sont le tralala et le froufrou du jour, et dont les origines apocryphes ou réelles, les frasques vraies ou fausses, les motsauthentiquesouprêtésforment la note
xrir
des goûts, des modes, des mœurs d'une cpo.]ue et ajoutent à la grave Histoire l'amusant chapitre des Mcvv lires secrets.
Ce n'est pas moi, d'ailleurs, qui ai inaugurJ cegenre d'ouvrages indiscrets.
Ily en a eu de tout temps. Dj tout temps, M. Toutle-Monde a grillé démettre un ccil au trou de la serrure de la loge ou du boudoir de la Grande-Duchesse ou de la Jolie-Parfumeuse, deNiniche-CorniskaoudeClairette Angot, et, de tout temps, il s'est montré ravi qu'on l'introduisît dans ce paradis des aspects intimes par une brèche pratiquée au mur de la vie privée. Et encore est-il bien besoin de la pratiquer, cette brèche? De tout temps, ces demoiselles ont bâti ce mur avec un verre si transparent, qu'on les a toujours vues derrière changer de jupons et de galants!
Audix-huitième siècle, les recueils abondaient, bourrés à''anas, d'epigrammes et de ponts-neufs, qui initiaient la cour et la ville aux aventures, aux reparties et aux défauts des dames de la Comédie et des Jîllcs de l'Opéra. Voici, parexemple, un extrait Sun Journal de la Police, manuscrit de 1762, — Nouvelles à la main, rédigées par un M. Marais, pour amuser les ennuis d'un roi qui passait pourne plus être guère amusable]:
« 18 mai 1-62.
» M. le comte de Sabran a quitté la petite Louison
pour prendre la demoiselle Collet, de la Comedie-ltalienne. On blâme beaucoup Collet d'avoir écouté M. de Sabran, surtout après avoir été capable de débaucher Louison.
y> La demoiselle Collet repond que, comme il n'y a pas cela à craindre avec elle, elle veut V empêcher d'en débaucher d'autres! »
« M. de Montregard est après mademoiselle Mars, et Taffaire doit se conclure ces jours-ci, moyennant cent louis qu'il doit donner. »
« Le chevalier Tournar, Anglais, soupaii chez les demoiselles de Vasse.
» Il leur dit que les filles de Paris étaient bien heureuses qu'il vînt des Anglais, parce qu'elles mourraient de faim avec les Français.
» Mademoiselle Baulieu, sa maîtresse, — de TOpéra, — repartit que si les Français ne payaient pas bien, du moins ils étaient polis avec leur maîtresse.
» Pour réponse, elle reçut un soufflet.
» Elle a dissimulé jusqu'à ce qu'elle ait été ramenée chez elle ; alors elle a pris les pincettes, a traité Tournar comme un polisson et Ta mis à la porte.
» Il a donné quarante louis pour rentrer.
^c Hier, maJainc la marquise de Gcnlis ciail à Longchamps, dans un carrosse ù six chevaux.
» La demoiselle Duthé, maîtresse de so:î mari, arrivait derrière avec une voiture à l'anglaise et un attelage de six chevaux superbes, bien enharnaches, avec une livrée rouge galonnée d'argent.
» C'était la plus élégante. »
« La demoiselle Théophile reçoit journellement les visites de M. le duc de Grammont.
» Il la paye très-bien, à ce quelle m" a dit.n
« M. Berihier de Sauvigny, intendant de la généralité, à Paris, est lié depuis six mois avec Olvmpia.
» Il faut croire que madame l'intendante l'ignore entièrement, car elle ne manquerait pas de faire un beau bruit, puisque les petites historiettes de M. d''Harnoncourt linfont venir la chair de poule ! »
« M. de Saint-Contest vient de placer 80,000 fr. sur la tête de mademoiselle Montansier. »
« M. le marquis de Pelin a mademoiselle Pebis; il la suit jusque sur le théâtre et reste dans la coulisse quand elle danse.
« Elle trouve cependant le lîioment de voir Dauberval.
« La demoiselle Vendant, des Italiens, est d'un caractère si changeant qu'elle répondait au reproche qu'on lui en faisait :
« — J'en conviens, mais il ne m'est paspossibled'aimer tout un jour le même homme! »
« M. de Crafford, gentilhomme anglais, a rompu avec mademoiselle Desforges, danseuse aux Italiens, parce qu'elle voyait toujours le petit Grenier, danseur au même théâtre.
1^ Il lui a dit d'un air de mépris :
« — Je ne vous estimais pas assez pour être piqué de votre conduite ; je ne regrette pas tous les cadeaux que je vous ai faits ; un homme comme moi est fait pour paver une fille comme vous, et voilà encore vingt-cinq louis pour vous donner le temps de trouver une autre dupe qui s'accommodera mieux que moi de votre intrigue avec ce polisson. »
Sous la Restauration, unhomme d'esprit, qui signait Guillaume le Flâneur, vous troussait de la belle façon toutes les nébuleuses d'alors : les Adam, les Bourgoin, les Aldegonde,les Millot, les Rivière, les Adeline, les Salkain, les Percillié. Le Miroir ne tut pas moins
fciocc à l'endroit de Flore, de Minette, de mndemoiselle Diiehesnois, de Jenny Vertpré, et l'ancien Fit^aro — celui de nohain et de Koqueplan, — ne ménagea point davantage madame Elic, madame Hullin, mademoiselle Leverd et le reste des DincUi, des Ghinassi, des Elluini contemporaines.
Nous y rencontrons des choses dans ce goût-ci :
« Mademoiselle Delàtrc disait qu'elle connaissait les livres de morple.
» — Oui^ lui repondit-on, comme les voleurs la gendarmerie. »
Ou bien :
« Mademoiselle Maria se plaint que les journalistes s'acharnent sur elle comme des corbeaux. Certes, notre méchanceté est connue; mais jamais nous n'aurions osé écrire cela.»
Ou bien encore :
« Mademoiselle Elie, de rOpéra, qui était à Mgr de Meaux, passe à Mgr de Cambray. »
Enfin, n'est-ce pas dans le ^/oz/.s^z/efa/re d'avanthierquenous avons retrouvé la correspondance c'chan-
gee Jadis — à bras raccourci — entre Eugénie Doche et Adèle Page? N'est-ce pas dans le Figaro d'hier que nous trouvons les détails « palpitants « du ditîerend de longue haleine qui s'éleva, il n'y a pas si longtemps, entre mademoiselle Schneider et mademoiselle Silly?
— Mais les intéressées, me direz-vous : celles que vous présentez sans la feuille de vigne qu'elles négligent avec tant de soin d'introduire dans leurs costumes, dans leurs allures, dans leur jeu et dans leurs propos?...
Eh! mon Dieu, les intéressées commencent par jeter des cris de paonne : c'est la règle. Elles sont furieuses que Ton ait parlé d'elles : elles le seraient bien davantage si l'on n'en avait point parlé. Témoin mademoiselle L... qui s'ccriait lors de l'apparition de l'un de nos précédents volumes :
— Il s'occupe de toutes les gruej de Paris^ et il a l'air de ne pas me connaître !...
Et, tandis que les jeunes messieurs à qui elles sont chères ou qui leur sont chers, — il y en a, — font blanc de la canne ou de l'épée qu'ils avaleront ensuite, elles partent en guerre, comme Malbrouck, pour « tout
casser » chez le k misérable tuUicuhiire » ou, toui au moins, pour lui arracher en (cil chaque lois qu'elles le rencor.treroni : perspeciive désagréable après la deuxième rencontre !
Et puis avec la rétlexion, il arrive qu'elles n'ont rien cassé du tout.., que la pane d'une écrevisse ou Taile d'un perdreau, chez Brcbant, et que, si, d'aventure, elles ont rencontré /t'/^r auteur, elles se sont contentées de lui arracher... la promesse, non point qu'il se montrerait désormais plus melliflue à leur endroit, mais plus rude à celui de leurs petites camarades !...
Car on se console si facilement du mal que les gens ont dit de vous en écoutant celui qu'ils disent des autres!..
Il y en a cependant, qui font des procès. Il y en a même qui les gagnent. Histoire de fournir à l'Opinion publique l'occasion de reéditer ce joli mot de Tun de nos confrères, qui, condamné à quinze francs d'amende pour diffamation envers mademoiselle X..., disait, en sortant de l'audience :
— Pour cent sous de plus, on souperait avec la plaignante !
Et « c'était déjà comme ça )i il y a dix; ans, il y a trente ans, il y a cinquante ans. La preuve, c'est que, pour conclure, je n'ai qu'à copier la péroraison de l'avant-propos delà Petite biographie dramatique, silhouette des actrices de la capitale, parue, en 1 82 i , chez
Paul Domcre, libraire, rue du Cimetière Saint-x\ndrcdes-Arcs, avec cette épigraphe : « Ça fera du bruit dans Landerneau. « L'écrivain anonyme s'adresse à ses victimes :
« Cessez, mesdames, décrier au scandale, au libelle, à la vindicte! Le secret de votre âge, de votre naissance, la liste de vos soupirants ne sont pas encore révélés. Pour les connaître et les trahir, j'eusse dû procéder à de trop longues et trop fatigantes recherches. Et si, dans cet opuscule, quelques traits vous paraissent trop marqués, ce n'est pas Tauteur, c'est la Vérité qu'il faut accuser de ce crime ! »
Décembre 1878.