‹ Les jolies actrices de ParisChapitre 18 sur 42 · LOUISE F P: R R A R I S · texte numérisé non relu

LOUISE F P: R R A R I S

Encore une échappée des Délassements !

Une jolie petite tcte, avec l'es cheveux de soie, fabriquée à Nuremberg, et que l'on a sans doute aperçue quelque part, à la montre des magasins du Bonhomme Etrenncs et du Paradis des Enfants.

A passé également par le Palais-Royal.

Victor Koninget Jules Prével avaient apporte à ce théâtre une pièce intitulée : les Femmes sérieuses.

On dut renoncer à la monter : tout le personnel de la maison, — Honorine, Keller, Paurelle, Brach, — avant refusJ énergiqucment de remplir un rôle dedans.

— Ah! c'est ainsi, se dit Louise I-'crraris, ch bien,

je les jouerai, moi, les Femmes sérieuses, — et sur une scène privilégiée !,..

Et elle s'en fut à l'Odeon...

Le soir de sa première apparition dans une comédie du répertoire :

— Oh ! s'exclama-t-elle au baisser du rideau avec un soupir de soulagement, on ne se figure pas ce que c'est que d'interpréter Molière ! J'étais dans mes petits souliers !

— Et lui donc! riposta Raynard.

BLANCHE B A R E T r I

— OPKRA-COM I QUE —

Le nom de mademoiselle Baretti est inséparable pour moi du souvenir de la première représentation de la Statue d'Ernest Reycr, au Thcàtre-Lvriquc du boulevard du Temple.

Sculpturalement drap'Je dans son haïk de laine blanche ou dans son voile lamé d'argent, cette belle tîlle avait tour à tour la poésie des femmes de la Bible et le sensualisme des houris du Koran.

A rOpera-ComiquCj je ne l'ai entendue que dans Bataille d'amour, où Ton sifflait la pièce, et dans les Amours du Diable, où l'on applaudissait madame Galli-Marié.

Comme artiste, mademoiselle Baretti n'est pas sans mérite.

On ne peut la placer au premier rang ; mais elle brille, — certainement — au second.

On la prétend douce d'une rare modestie.

Mais pourquoi s'appelle-t-elle Blanche, puisqu'elle est rouge comme... les opinions de M. Jules Favre?

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