‹ Les jolies actrices de ParisChapitre 31 sur 42 · EXEMPLES · texte numérisé non relu

EXEMPLES

Mademoiselle B...^ dont le nez en lame de couteau a été célèbre au Vaudeville, arrive^ cet automne, chez l'Alboni de l'Athénée.

Celle-ci et plusieurs camarades allaient partir pour la campagne.

— Venez-vous avec nous? demande Suzanne.

— Ma foi non...

— Pourquoi?

— Je suis souffrante, Je n'ai pas d'appétit, je m'ennuie,.

Suzanne insiste.

Mademoiselle B... continue à se défendre avec la même maladresse.

Elle finit par s'écrier assez dédaigneusement :

— Mais qu'est-ce que j'y ferais avec vous, à la campagne?

— Mon Dieu, ma chère, réplique Suzanne impatientée, si vous tenez absolument à faire quelque chose, vous pourrez couper le melon avec votre nez.

On causait de mademoiselle V.. . que M . Z.... courtise dans les formes...

— Il est bien laid, avançait l'un.

— Oui, mais il a de l'argent, riposta Tautre.

— Alors, soyez tranquilles, s'écria Suzanne, elle s'en laissera conter.

Suzanne Lagier donna Tannée dernière des représentations au Grand-Théâtre du Havre.

Le soir de son arrivée, un notable du crû lui faisait les honneurs du bassin du Commerce.

— Qu'est-ce que cette machine? demanda-t-elle en désignant un de ces engins qui servent au transbordement des marchandises sur le quai.

SUZANNK LAGlIiR I 2 I

— Madame, c'csi une grue. C'est très-fort. Cela lève un homme comme une paille.

— Une grue qui lève un iiomme! s'écria Suzanne. Bast! nous voyons cela journellement à Paris.

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