‹ Les jolis chasseurs hallali musical de Charles BridaultChapitre 12 sur 14 · JOHN, DE LA JOBARDIÊRE, L'OURS · texte numérisé non relu

JOHN, DE LA JOBARDIÊRE, L'OURS

JOHN

Aïel aïe! aïel Qui est-ce qui grimpe là-bas?

DE LA JOUAADlfcjLE, I* lorfUM A l'ail.

Si mon rayon visuel ne m'induit point, pglsemblcu! «est au moins un lièvre.

• -j.rj.o-

J OHM.

Je crois qu'il voua enduit votre... chose visuel....

DF. LA JOBARDIÈRE.

A coup aûr, ça n’est pas une caille.

JORN , «• uniil.

Holà là! C'est un ours.

DE LA JOBARPIERC.

Eu es-tu bien sûr, John?... Voilà le vrai moment de me distinguer... Va me tuer ce petit-là, mon ami.

JOHN

Tucz-le d'abord... à vous la pose, monseigneur... Aie! aie! aïe ! Sauvons-nous, le voilà !

DE LA JOBARDILRE.

Mon ami, il n’est plus temps, soyons spirituels, c’est notre seule ressource.

(L’ours, qui est entré sur les derniers mots, grimpe à un arbre, etc., etc. — De ta Jobardh-rc, fort embarrassé d’abord, parait tout 4 coup frappé d’une bonne idée : il prend le parapluie qui est attaché sur In havresac, se caclic tout entier dessous en se baissant et semble enchanté «le sa nue. — Johr^fort embarrassé de même, Unit par apercevoir l'arbre mort et complètement creux.)

JulIN, w tVJiiBBt ibn l’irtirc creux.

Ah ! j'ai mon nlTsil'C ! (l'ou< **>fi|xoclie Cru cl lr« Uant (I rrtnun. } DUO.

JOHS.

J’ai peur, J’ai peur.

ni la JonAnnriai.

Je ne suis pas tranquille.

JOHN

J’ai froid, j'ai chaud...

na la jobabdière.

Je mus claquer mes dents.

J« crois qu’en moi va sc figer ma bile.

ne la JORAantrac.

Je no sais plus si Jo vois, si j’entends.

Je voudrais bien retenir mon haleine!

La retenir tout au fond de mon coeur.

JOHN

J'ai peur, j'ai peur, moi Je respire à peine!

De noua prenex pitié. Seigneur.

SB LA JORARDlÉRE.

Je voudrais bien retenir mon haleine !

Et les battements de mon cœur.

JOHN

J'ai pour!

DB LA JOBABDlfeBt.

J’ai peur!

JOHN

J’ai peur!

ENSEMBLE

J’ai peur!

(Ils restent tous deux en position; pendant le duo l’ouia est venu les flairer; il parait dégoûté d’eux et semble leur préférer le pâté de lièvre qui est resté en évidence. II se met 4 manger tranquillement. Apiès de nombreuses cascades, l’animal se retire sur la ritournelle, emportant les restes du festin, et jetant sur de la Jobardière et John un regard dédaigneux.)

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