LE MARQUIS DE LA VIEUVILLE
Il obtint un succès fou dans un dîner d'Anglais, où, suivant 'l'usage, était portée la santé des dames.
Milord B... avait dit : « Je bois au beau sexe des deux hémisphères. »
— El moi, répondit le marquis de la Vieuville, je bois aux deux hémisphères du beau sexe. »
Ce galant à-propos nous a été aussi con-, serve par Chamfort.
MADAME DE BIRO»
La duch6s$e d6 Biron assistait k une r«" présentation à'Iphigéniet à la Comédie- Française. La soirée fut tumultueuse. On touchait à Tan 1790 & on sévissait déjà contre Taristocratie des loges. Une pomme est lancée du parterre à la tête de la duchesse, qui Texpédie, le lendemain, à La Fayette , avec ces mots :
w Permettez-moi de vous offrir le pre* mier fruit de la révolution qui soit arrivé jusqu'à moi. »
madame p.
Jolie, spirituelle et femme d'un fournisseur de l'armée sous le premier Empire Un soir de- réception, les oeillades pion-
geantçs d'un ç\\çf de division au ministère de la guerre (Arcambal) lui font presque re^ett^ d'avoir mis une robe décolletée.
Sans pitié pour ^n embarras, le fâcheux poursuivant se rapproche & obsède tellement la dame qu'elle lui dit :
« Je you$ en prie, monsieur Arcambal, retirez-vous !.M Vous le «avez, nous autres fournisseurs, nous n'aimons pas qu'on y * regarde trop près. »
LECERK
^Quand le^premier consul- Bonaparte voulut récompenser les services du général Rampon, il fit savoir au conseil des Cinq^ Cents, qui, dans la constitution d'alors, avait le privilège de présenter une liste de trois noms, qu'il désirait voir porter le général Rampon. L'assemblée accueillit
cette communication avec sympathie. Mais il y avait alors dans les Cinq-Cents un prêtre marié nommé Lecerf, dont les opinions restaient républicaines : il écrivit sur son bulletin : Puisqu'il faut ramper ^ Rampon.
Le premier Consul ne fit que rire du calembour, — ajoute le Dictionnaire Amusanty sur la foi duquel je donne cette anecdote.