‹ Les joueurs de motsChapitre 32 sur 93 · TALLEYRAND · texte numérisé non relu

TALLEYRAND

Tout le monde lui attribue une définition fort juste des traîneurs de sabre du" premier Empire*.

On causait dans un salon, & le nK>t pékin venait d'être prononcé pour la quatrième fois par le général D...

« Pardon, général, demande Talleyrand,

(«9) mais à qui donc s'applique au juste ce mot pékin?

— Nous autres, réplique le général, nous appelons pékin tout ce qui n'est pas militaire.

— Ah! fort bien! comme nous, alors, nous appelons militaire tout ce qui n*est pas civil. »

S'il faut en croire VEncyclopédiana, une dame, nommée à une charge, de cour, devait prêter serment entre les mains du prince de Talleyrand, un des grands-officiers de la couronne. Elle, se rendit chez lui dans une parure fort élégante, mais .

plus convenable pour un bal que pour une audience. Le prince," qui l'avait remarquée, ne put s'empêcher de lui dire en souriant :

« Voici, Madame, une jupe bien courte

pour un serment de fidélité. »

Pendant le procès Fualdès, M™' de L ...,

croyant mortifier Talleyrand, lui adresse ce

'mauvais jeu de mots sur sa claudication :

« (iuelle horreur I Croiriez-vous, Monsieur, qu*on vient d'écrire sur la porte de votre hôtel ; maison Bancal?

— Q.ue voulez -vous, Madame!..... Le monde est si méchant. On vous aura vue entrer. »

L'assassinat de Fualdès avait été commis à RodeZ| dans un mauvais lieu tenu par une a^reuss vieille nommée Bancal.

Il envoie chercher un riche fournisseur militaire & dit en apprenant qu'il était allé à Baréges prendre les eaux.

(t II faut donc toujours qu'il prenne quelque chose. »

Rulhière se défendait un jour de la mau-

vaise réputation q^u'on lui ^vait faite :

a La main sur la conscience, dlsait-îl, je

ne me reproche qu'une seule méchanceté.

— Qiiand finira-t-elle? demande Talley-

rand, ft

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