TALLEYRAND
Tout le monde lui attribue une définition fort juste des traîneurs de sabre du" premier Empire*.
On causait dans un salon, & le nK>t pékin venait d'être prononcé pour la quatrième fois par le général D...
« Pardon, général, demande Talleyrand,
(«9) mais à qui donc s'applique au juste ce mot pékin?
— Nous autres, réplique le général, nous appelons pékin tout ce qui n'est pas militaire.
— Ah! fort bien! comme nous, alors, nous appelons militaire tout ce qui n*est pas civil. »
S'il faut en croire VEncyclopédiana, une dame, nommée à une charge, de cour, devait prêter serment entre les mains du prince de Talleyrand, un des grands-officiers de la couronne. Elle, se rendit chez lui dans une parure fort élégante, mais .
plus convenable pour un bal que pour une audience. Le prince," qui l'avait remarquée, ne put s'empêcher de lui dire en souriant :
« Voici, Madame, une jupe bien courte
pour un serment de fidélité. »
Pendant le procès Fualdès, M™' de L ...,
croyant mortifier Talleyrand, lui adresse ce
'mauvais jeu de mots sur sa claudication :
« (iuelle horreur I Croiriez-vous, Monsieur, qu*on vient d'écrire sur la porte de votre hôtel ; maison Bancal?
— Q.ue voulez -vous, Madame!..... Le monde est si méchant. On vous aura vue entrer. »
L'assassinat de Fualdès avait été commis à RodeZ| dans un mauvais lieu tenu par une a^reuss vieille nommée Bancal.
Il envoie chercher un riche fournisseur militaire & dit en apprenant qu'il était allé à Baréges prendre les eaux.
(t II faut donc toujours qu'il prenne quelque chose. »
Rulhière se défendait un jour de la mau-
vaise réputation q^u'on lui ^vait faite :
a La main sur la conscience, dlsait-îl, je
ne me reproche qu'une seule méchanceté.
— Qiiand finira-t-elle? demande Talley-
rand, ft