M"* DE LA SUZE
\ Les procès ne manquaient point à Henriette de Coligny, comtesse de La Suze, — un bas- bleu du dix-septième siècle, qui abjura sa religion pour ne voir, ni en ce monde^ ni en l'autre^ disait-elle, un mari effroyablement jaloux.
Un jour qu'elle plaidait contre Ist duchesse de Châtillon, les deux dames se rencontrent
. au Palais. M. de La FeutUade, cavalier servant de la duchesse, dit avec son ton gascon à Mme de La Suze^ qui avait accepté le bras de Benserade: — « Vous avez la rime de votre cdié, Madame... Et nous avons la raison. «
( 149 ) — • Eh bien ! Monsieur, fait la dame» -^ ce n'est donc pas sans rime ni raison que nous allons plaider. »
BEN8ERADE
Corneille meurt dans la nuit du dernier jour de septembre 1684, juste à Tinstant où rAcadémie change de directeur trimestriel.
De là, grande discussion entre le directeur sortant, Tabbé de Lavau, et le directeur entrant, Racine. C'est à qui aura, selon l'usage, Je droit de diriger à ses frais le service de l'illustre tragique.
On décide en faveur de Lavau, ce qui vaut à Racine ce beau compliment de 3enserade. .
« Si quelqu'un de nous avait pu prétendre à l'honneur d'enterrer le défunt, c*est assurément vous, Monsieur. »
( i5oJ
Sa causticité n'épargnait •personne. M, de Mer coMir était un- bon seigneur (|us ne sH^t jamais piqué de science. LorM|U*i) fvit h\i cardinal, quelqu'un vint annoncer. — « Voilà M. de Mercœur au cidlége des xaDdinsiix.
— Ce sera donc le premier où il soit jamaii^ entré, » fit remarquer BenMffiitfie.
A'tiiner chez un évêque qui s'excitiAit de n'avoir point de marée i
« De quoi se mettre en peine i 'murmura Benserade avec un coup d'a\\ à t»à Toinnet bmne â menton estompé, n'auron9^oii9^as toujours une barbue f » *
ii' juge de la sorte uiie cantatrice donl rhaleine n'était pas irréprochable, —s Lçs pflt<^ès sont' bonnes, mais Tair n'en vaut
ri6nv » •
Ce savant bell^niptç rey^najt 4e PiurU, QÙ Colb^t av{^t ^n vm çh^xché à Tattir^r, Mais son impâlifiocû c|6 re^yolr un9>fH^ ^ÎB^K qu'il «iiruut \;>«miçoup^ lui avAU. tout f<^it refuser. Lebat^u.sur loqiuel il prçnd p^ftaige manque de sombrer dans le Loiret. Une fois hors de danger, notre docîe amoureux compose ce distique à sa mie :
Çuid juwt kâud pêriiAeluitt, li§irm$, tué WuUrt Si p«r«o fiammia^ ô Ligerinaf tuii?
(A quoi m* sert, Uomt, de. n'wyojr .point péri dans tes ondes, si ma flamniç pour tai.
me consume, ô Ligérine?)