LE REGENT
« Le duc d'Orléans eut une petite fille avec la Desmaret, de la Comédie française.
Elle voudrait bien le charger d'un second enfant, mais il a répondu :
« — Non, cet enfant est trop arlequin. »
Elle demande ce qu'il entend par là, & il ajoute simplement : « Il est de trop de pièces différentes. » De sorte qu'elle est obligée de le garder. »
Le fiait est ainsi raconté dans les Memoires de Charlotte de Bavière, veuve de Monsieur, frère de Louis XIV; plus connue sous le nom de Princesse palatine, à la date du 23 septembre 171 7.
L'abbesse de Chelles, fille de M. le duc d'Orléans, écrivant au Régent pour lui
demander une grâce, se donna la qualité d'épouse de Jésus-Christ I
Ce prince répondit en riant :
« Il y" a trop longtemps que je suis brouillé avec mon gendre pour rien accorder à sa femme. »
L'épigramme étaitméritée par une abbessc que n'a pas épargnée la chronique scandaleuse de son temps.