‹ Les joueurs de motsChapitre 74 sur 93 · MARTAINVILLE · texte numérisé non relu

MARTAINVILLE

Sa propagande anti-révolutionnaire le fit traduire en jugement. On veut qu'un calembour Tait sauvé,

A l'appel du président : — « Approche, citoyen de Martainville.. » ~ Il proteste ainsi :

« Mon nom est Martainville. Le citoyen président oublie qu'il est ici pour me rac* courcir & non pour m'allonger. »

I^ magistrat, piqué au jeu, aurait terminé le débat par cette réplique péremptoire ; — « Kh bien! qu'on l'élargisse! »

Cette, fois, Martatiivillç àe tint pour satisfait.

d'aruncourt

Il joua sur les mots, hélas ! sans le vourt loir, & il s*en: trouva d'autant plus mal que la situation étiait grave. II s'agissait de la première représentation d'une tragédie» — •r- le Siège de Paris, — jouée en 1827 au Théâtre-Français. Le parterre irrévéren»

cieux saisit avec transport les allusions présentées par ces quatre vers :

>— On m^appelle à régner, *- Mon père, en ma prison, ««u/ à manger m'apporte, — J'habite la montagne et j'aim« à la xaUie, J» Sur le srin de Vépoase, il écrase tipeux!

• L'auteur du Solitaire ne s'en releva

point.

Cependant Racine avait dit : « Prince,

que tar<te»*vout if parttip en diiigehçei »

(Britannicus).

£t Corneille :

u Le Hun pique des deux,,..

« Il (Mérovée) arrive à Lutèce avec cent rmlk Francs, » (Attii«.)

Ct Victor Hugo devait dira :

« Ce piei^àrd'AffktMat, »<Le8 Burgralves.)

Eit PoA««rd :

« Du pied de vos dédains^ mon orgueil se relève, » (Lucrèce.)

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