MARTAINVILLE
Sa propagande anti-révolutionnaire le fit traduire en jugement. On veut qu'un calembour Tait sauvé,
A l'appel du président : — « Approche, citoyen de Martainville.. » ~ Il proteste ainsi :
« Mon nom est Martainville. Le citoyen président oublie qu'il est ici pour me rac* courcir & non pour m'allonger. »
I^ magistrat, piqué au jeu, aurait terminé le débat par cette réplique péremptoire ; — « Kh bien! qu'on l'élargisse! »
Cette, fois, Martatiivillç àe tint pour satisfait.
d'aruncourt
Il joua sur les mots, hélas ! sans le vourt loir, & il s*en: trouva d'autant plus mal que la situation étiait grave. II s'agissait de la première représentation d'une tragédie» — •r- le Siège de Paris, — jouée en 1827 au Théâtre-Français. Le parterre irrévéren»
cieux saisit avec transport les allusions présentées par ces quatre vers :
>— On m^appelle à régner, *- Mon père, en ma prison, ««u/ à manger m'apporte, — J'habite la montagne et j'aim« à la xaUie, J» Sur le srin de Vépoase, il écrase tipeux!
• L'auteur du Solitaire ne s'en releva
point.
Cependant Racine avait dit : « Prince,
que tar<te»*vout if parttip en diiigehçei »
(Britannicus).
£t Corneille :
u Le Hun pique des deux,,..
« Il (Mérovée) arrive à Lutèce avec cent rmlk Francs, » (Attii«.)
Ct Victor Hugo devait dira :
« Ce piei^àrd'AffktMat, »<Le8 Burgralves.)
Eit PoA««rd :
« Du pied de vos dédains^ mon orgueil se relève, » (Lucrèce.)