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quelques tegards qu'il jetait en même temps sur sa gorge fort découverte : « Comment, « s'écria-t-elle, monsieur de Voltaire, est-<e ' « que vous songeriez encore à ces petits ço- « quins-là ? — Petits coquins, reprend avec H vivacité le malin vïéiUsiXâ y petits coquins, « Madame ce sont bien de grands pen- « dards f n.
Il avait mandé à M"*' de Mauvepas que, à la chute du ministère Turgot, il entrerait dans le^ ordres et se ferait moine.
Dès le changement du ministre, cette dame le somme de tenir sa parole.
Voltaire s'en tirfe par ce calembour ;
« J'ai déjà pris les ordres de Clugni. »
, Clugni était à la fois le nom du, ministre eftkJa maison mère d^ Bénédictins.
Enfini.qui ne connaît s^ belle réponse aux
députée d6 ^Académie de Soissons qui quaiififlieftt leur cômpagtiîe dé Frite f^née de rAcadémîe française?
« Otlt, Mès^eitfS, fllle â)f»fe, (feël-t-dite Hlie éâge, fille hoiifi^êté, et Vflya/it f&tniis fPâî pârtef d'elle, n '
A^rès iouÉ les é^ffafitHldn$qu^)'âfdt>tiiiés de son savoir-faire, on voit conlbiéii Vol-
taire avait mauvaise grâce en écrivant à M*^ du Duffiind cohtfe ie e^eMbOin' .*
« Madame) m «ôUJffitHis pis qil'àn tyran si béte u»ur|»e romf^ii*é du moffidé. n
rùfSirwo!^
Il se ]>ré9€!nt€ titi jour deVânt lé ^îflde de Gônth Cëkii*<:i le !>eçfôif itiM et tOUriie brusifUdiliiérit le d(».
« Ah! Nfonseîgneur, murmure l'abbé, que dt bonté! Votre Altesse m'eft voulatrf, di-
sait -on, mais je vois bien le contraire.
— Comment ceiaB
— On sait que Votre Altesse ne tourne ianckais le doi à rantietni. m
' • BCFFON ... :
A. un;d}Der où brillait une dittde fr\iâïe, un&viQilte dapae interroge M» de Bufifon tur le»iiettxoàjcroi6«eiitces précieux tube^ctilaa :
« On les trouve à vos piods^ Madaine^ »
La dathe ne comprend point d'abotd^ on toi explique qii*ti se trouve dei tritiiss au pied des charmes et le cosnpiinlent l'enchante.
' Ma» ce n*était q«ie Ut moitié de bi vérité. La conversation continue et M* de Buflbn démontre que le charmé doit être vieux pour jouir du privilège.
Oniie âgure la fuj^eui* de lac v^isine^
LINGCET
Cet avocat rageur a laissé deux à-propos qui donnent uneiiaute idée de sa présence d'esprit, car ils se sont produits dans des circonstances sérieuses.
La première fois, c'était à la Bastille. A peine y faisait«il son entrée, qu*un person* nage inconnu vient lui offrir ses services.
« Qui êtes-vous ? demande Linguet. . .
— Je «suis le barbier de la Bastille»
— Eh bien! il y a longtemps que vous auriez dû la raser. »
De nos jours, on a poussé l'audace jusqu'à mettre ce mot sur le compte de Proudhon, à Mazas. .
. La seconde fois, il s'agissait d'un autre genre de correction. Le maréchal. duc de
( i<>9) Duras avait été persifHé par Linguet, et, pour toute réponse» il )*avait fait menacer du bâton qui servait' alors de plume à certains grands seigneurs. Notre avocat se défend par une nouvelle plaisanterie :
« M. de Dufas me bétonner! £bi! tant mieux! je serai fort aise de lui voir 'faire usage de son bâton une fois dans sa vie. »
. Grand fut le succès de cette allusion per« fîde aux titres militaires d'un maréchal très-peu guerrier.
DUCLOis RT BA€HAUMO{<rr
Deux plaisanteries d'athées moribonds ; elles sont fréquentes au dix-huitième siècle. — Je donne celles-ci sous la garantie de Grimm.
Comme le curé Chapeau pressait Duclos de ne pas quitter cette vie sans avoir recours
( lyô )
à son saint ministèfe, éelui^i répond tfvec sû bfMéfiu&fib hàbituâlle i ^ ¥ ie ënathé bien venu au thottde aatis tuîottê, f ôtt.pUW biôfl partit ëftfis chapeau. *
Toutefois j ce notn de Chap«ftu n*eit pàé ïhv&itéi C'^M (te même Chgpemt grand pèi'tiéan de i'afchervêqAie Chi^istdphe ée Beaumotti, qui se tmttïB eofitfe l^i -«lès qu'il eut ^tè investi d'une étire^ kiAtûmibie. Atiéftiy dklait^oj) 4ue M^n^eigflëtlr dd Pat^ avait perdu son chapeau.
Le dernier mot de Bfichautnont — le rédacteur des Mémoires — est moins forcé c|uâ .celui de Ductk». Au prêtre ^ui. était veau lui offrir les consdAtioDs, de TÉgUsef il se serait contenté de r é^CMidre ; «^ o Je vous remercie, mais )é ne me sens point alBftigé. »
STI^yAIN MAltâCHAL
tt Otez ce mot de b^ùdùir^ » disait lé censeur Crébillon fils, à Mfeiréchûlj l'aufeuF des Odes erotiques/, qui r^ipond ï
« Où mettra-t-on votre sopha si vous ôtez mon boudoir. »
RIVAtlOL
En 1788, lorsqu'un exil à Viller»*Cotterets semblait ranimer au bénéfice du duc d'Orléans la faveur ^sopulaire, Rîvarô! fit circuler ce mot assez fin : — « Malgré" les lolà de là perspective, le prince paraît a*a* grandir en s'éloîgnant. » '
Dans quel recueil n*a-t-oii pas vu figurer sa fameuse repartie à M"»» deStaéi qui croyait
intriguer Rivarol dans un bal masqué. Sans chercher même à soulever le masque, il borne son examen à la chaussure & dit :
— a Quel vilain piédestal ! »
Ne pas oublier que M"*« de Sta<(l posait et qu'on prononce Stal pour Staél,